Aller au contenu principal

Volailles : Actualité agricole et agroalimentaire des filières poulets, poules pondeuses, canards, dindes, œufs, foie gras dédié

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Optimiser la qualité de l'épandage

La qualité de l'épandage des fertilisants organiques solides dépend du trio produit-homme-machine. Son amélioration passe par l'utilisation d'épandeurs de plus en plus techniques avec des usagers agissant en toute connaissance.

Au delà de ses qualités de robustesse, un épandeur doit être choisi et utilisé pour ses caractéristiques d'utilisation et ses capacités techniques.
Au delà de ses qualités de robustesse, un épandeur doit être choisi et utilisé pour ses caractéristiques d'utilisation et ses capacités techniques.
© P. Le Douarin

Selon les statistiques des professionnels de l'agroéquipement (Axema), le nombre d'épandeurs - hérissons et tables d'épandage confondus - ne cesse de diminuer. De 2005 à 2012, les volumes annuels écoulés sur le marché français sont passés de 2 400 à 1 400 machines, et la chute a été encore plus brutale pour les engins de moins de 8 tonnes de charge utile : de 860 à 400 unités. C'est le résultat d'une évolution de fond de l'organisation du travail. Avec l'accroissement des tailles d'élevage et la spécialisation, les éleveurs ont de moins en moins de temps à consacrer à une tache jugée plutôt secondaire et répétitive, voire rébarbative. Le petit épandeur de ferme acheté par un seul agriculteur tend à disparaître. Il laisse la place à des machines plus imposantes détenues par des Cuma et des ETA.

 

« La maîtrise de la distribution passe par la technologie »

 

Par ailleurs, la réglementation met une forte pression environnementale sur la fertilisation (notamment plan de fumure prévisionnel obligatoire en zones vulnérables sur 60 % du territoire) et sur la gestion des plans d'épandage des effluents d'élevage. Avec notamment des prescriptions sur les périodes autorisées.
Il en résulte un besoin de faire réaliser l'épandage « vite mais bien ». C'est-à-dire la nécessité pour le prestataire de respecter la dose demandée - ni plus ni moins - et de fournir une prestation de qualité, avec une répartition surfacique aussi homogène que possible. Hormis les impacts environnementaux, l'exigence est aussi plus forte qu'auparavant avec des produits organiques devenus payants.
Le donneur d'ordre peut légitimement se poser au moins deux questions : « le matériel utilisé est-il techniquement capable de parvenir à l'objectif de dose fixé avec le produit que je veux valoriser ? » Pour optimiser l'épandage, la technologie est la seule réponse, estime Emmanuel Piron, de l'Irstea. Les fabricants ont fait d'importants progrès pour améliorer la précision du dosage et maîtriser la variabilité des paramètres. Mais ils peuvent encore mieux faire pour rattraper le retard vis-à vis-de l'épandage minéral, notamment dans l'adéquation machine-produit. L'apparition prochaine d'une certification marque cette volonté.
D'autre part, « le conducteur de la machine a-t-il les compétences suffisantes ? » Force est de constater que les mauvaises habitudes ont la vie dure et que la prise en compte du fonctionnement des machines et des avancées techniques met un temps certain à se répandre. Aujourd'hui, une minorité d'épandeurs est équipée de DPA. Mais ne nous y trompons pas. D'ici peu, l'informatique (cartographie, traçabilité...) viendra bousculer le petit monde de l'épandage, qu'il le veuille ou non. Autant s'y préparer, en revoyant les fondamentaux.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Aviculture.

Les plus lus

Vignette
« Carrefour développe la volaille bio en accord avec l’amont » déclare Serge Larmagna, directeur volaille du distributeur
Pour être en mesure de répondre à la demande, le groupe Carrefour déploie son offre de volaille bio en concertation étroite avec…
Vignette
Disarm, une communauté de pratiques sur l’antibiorésistance

Le projet européen Disarm, réunissant dix pays(1), vise à partager les bonnes pratiques qui permettent de diminuer…

Vignette
Interview de David Léger, secrétaire national volailles et œufs à la Fnab« Respectons les fondements qui ont fait la bio »
Avec l’explosion du marché, les acteurs historiques de la bio, réunis par la Fédération nationale de l’agriculture biologique (…
Vignette
Pour Hervé Le Prince, « Les filières animales doivent reprendre la parole »
L’agriculture et l’agroalimentaire ont trop longtemps laissé le champ libre aux défenseurs de la cause animale, analyse Hervé Le…
Vignette
Poulehouse engage le consom’acteur vers le bien-être des poules de leur naissance à leur mort
La star-up Poulehouse a fait le pari de vendre des œufs sans réformer les poules. Aujourd’hui, elle va plus loin en élevant ses…
Les poulaillers ne brûlent plus mais l'incendie a du mal à s'éteindre dans la tête des éleveurs
Portail réussir
Emmanuel Prévost, éleveur à Normandel dans l’Orne, a été victime cette semaine d’un incendie criminel qui a ravagé ses…
Publicité
Titre
abonnez-vous
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Aviculture
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Aviculture
Newsletter COT'Hedbo Aviculture (tendances et cotations de la semaine)