Mycoterroir, une offre pour régénérer la biodiversité des sols en capitalisant sur le local
Multiplier les champignons mycorhiziens prélevés sur ses propres parcelles et les réintégrer ensuite, tel est le concept proposé par Amoterra. Une solution destinée à renforcer la résilience des sols viticoles.
Après sept années de R & D, l’entreprise montpelliéraine Mycea a transféré ses activités sur les champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA) à une nouvelle société, nommée Amoterra. C’est cette dernière qui est en charge de la commercialisation de Mycoterroir, une solution de régénération de la biodiversité des sols pour accroître la résilience de la vigne. L’offre consiste en une analyse de l’abondance et la diversité en champignons mycorhiziens de la parcelle, suivie d’un prélèvement pour une mise en culture de ces communautés pendant cinq mois.
In fine, le viticulteur reçoit un produit formulé soit sous forme de poudre mouillable pour les végétaux en place, de poudre à pralinage pour les plantations en racines nues, de granulés pour les plants en motte ou bien d’enrobage de semences pour les couverts végétaux. Les essais en vigne font état d’un meilleur rendement que le témoin en situation de stress hydrique (+ 6 à + 23 hl/ha), ainsi qu’une teneur en azote dans les moûts améliorée de 30 %. Le coût d’une telle prestation est estimé en moyenne à 3000 euros par hectare.