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Consommation : des vins dilués seraient plus appréciés que non dilués

Certains vins dilués sont préférés par les consommateurs. Ceux-ci sont même prêts à les acheter beaucoup plus chers que lorsqu’ils ne sont pas dilués. Telle est la conclusion iconoclaste de plusieurs tests organisés récemment.

<em class="placeholder">assiette et verre de vin rouge. repas dans un restaurant. consommation. alimentation. restauration hors foyer. RHF. table</em>
Diluer pourrait valoriser des vins qui ne trouvent pas preneur aujourd’hui, défend Jérémy Arnaud.
© Réussir SA

Mettre de l’eau dans son vin serait une pratique favorable pour certains vins. C’est ce qui ressort d’un test organisé par Jérémy Arnaud, cofondateur de Terroir manager, auprès de 15 étudiants de l’Isara-Lyon campus d’Avignon, âgés de 21 ans à 27 ans. Ceux-ci ont dégusté quatre vins rouges, avec et sans ajout de 2 cl d’eau dans 10 cl de vin. L’évaluation a porté sur cinq critères : acidité, tanins, longueur, aromatique, puissance.

Pour deux vins, l’ajout d’eau n’est pas apprécié : l’AOP côtes-du-rhône bio 9 % vol., à 6,90 euros, encaisse mal une perte d’acidité, sa teneur aromatique est affaiblie et sa finale aqueuse. L’IGP vaucluse à 15 % vol. et 17,90 euros, rallongé est jugé trop aqueux, avec une perte de puissance et de structure.

Réancrer le vin dans une époque qui veut de l’allégé

En revanche, l’ajout d’eau entraîne un repositionnement performant pour le côtes-du-rhône à 13,5 % vol., 4,35 euros et l’AOP faugères à 13 % vol., 5,49 euros. Le premier perd de l’alcool mais trouve une meilleure buvabilité. Le second, moins tannique, plus souple et toujours aromatique, est préféré.

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Les étudiants de l'Isara-Lyon ont préféré l'un des vins dilués, jugé moins tannique, plus souple et toujours aromatique. © J. Arnaud
« Un générique allongé trouve meilleure fortune avec un peu d’eau », confirme Jérémy Arnaud qui a reproduit le test avec un vin des côtes-du-rhône à 5,49 euros, dégusté dilué à raison de 1 cl d’eau pour 5 cl de vin, par un groupe de huit clients chez un caviste en région parisienne. Le vin dilué a également été préféré par les participants, qui ont évalué sa valeur à 15 euros la bouteille. Bien que ces essais n’aient qu’une valeur indicative, cette tendance mériterait d’être étudiée scientifiquement à plus grande échelle.

« Diluer n’est pas une dévalorisation, au contraire, c’est pouvoir vendre à nouveau des vins qui ne trouvent pas preneur aujourd’hui, insiste le consultant. C’est une manière de réancrer le vin dans une époque qui a changé, qui veut de l’allégé », où l’ajout d’eau est totalement tendance, citant pour exemple le café ou le thé.

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