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Oenologie
Cinq appellations testent les copeaux

Les appellations s´intéressent au copeautage, avec cinq expérimentations officielles en cours. Mais un flou réglementaire persiste.


L´Inao avait fixé le cadre dès le mois de juin : l´ajout de copeaux sera interdit sur les vins d´AOC, mais des expérimentations pourront être accordées aux syndicats qui en feront la demande. Ce que se sont empressés de faire les Syndicats de bordeaux et bordeaux supérieur, médoc et haut médoc, côtes du rhône (pour les vins rouges et blancs), anjou (pour les rouges seulement) et muscadet.
Les essais portent essentiellement sur l´ajout de copeaux en cours de fermentation. " L´esprit est de vérifier si les copeaux peuvent avoir un effet assouplissant à ce stade de l´élaboration, sans boiser les vins ", explique François Roncin, responsable de la commission technique de l´Inao. Le plan de suivi est prévu sur trois ans pour vérifier si les vins traités ne sont pas plus oxydables à terme. Passé ce délai " si on démontre que les copeaux donnent des résultats intéressants sans dénaturer le vin, pourquoi ne pas les adopter ? ", commente même François Roncin.

 

L´Inao vérifie l´effet assouplissant des copeaux ajoutés en fermentation sur les vins d´appellation. ©P. Cronenberger


Bruxelles a confirmé, fin septembre, son feu vert pour l´ensemble des vins
Sauf que certains vignerons auront peut-être été tentés de copeauter avant l´heure, puisque fin octobre rien n´interdisait à tout producteur d´AOC d´ajouter des copeaux dans son vin.
Bruxelles a confirmé, fin septembre, son feu vert pour l´ensemble des vins, appellations comprises, et le règlement est entré en vigueur le 19 octobre en France. A cette date aucun arrêté français n´est venu restreindre l´utilisation de copeaux aux seuls vins de pays et de table. " Il y a effectivement eu un manque de coordination ", confirme l´Inao qui précise que l´arrêté en question devrait paraître en novembre ou en décembre. On frôlerait presque le désordre.

 

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