Santé en milieu rural : que demande la MSA au gouvernement ?
La MSA annonce dans un communiqué du 9 juillet avoir transmis au gouvernement son rapport « Charges et Produits » pour 2027, où elle fait ses propositions pour améliorer la santé en milieu rural. L’objectif est d’enrayer des évolutions « préoccupantes » concernant le sur-risque de suicide et l’accès aux soins.
La MSA annonce dans un communiqué du 9 juillet avoir transmis au gouvernement son rapport « Charges et Produits » pour 2027, où elle fait ses propositions pour améliorer la santé en milieu rural. L’objectif est d’enrayer des évolutions « préoccupantes » concernant le sur-risque de suicide et l’accès aux soins.
La Mutualité sociale agricole (MSA), dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale, annonce dans un communiqué du 9 juillet avoir transmis au gouvernement son rapport « Charges et Produits » pour 2027. Elle y fait quatre principales propositions qui visent à améliorer la santé en milieu rural. Deux propositions concernent spécifiquement les agriculteurs : la MSA souhaite d’une part que les agriculteurs « aidants » (présence parentale ou proche aidant) puissent bénéficier du service de remplacement. Le dispositif permet à ces agriculteurs de maintenir l’activité de leur exploitation s’ils doivent par exemple accompagner « un enfant gravement malade ou un proche en perte d’autonomie », soutient la sécurité sociale agricole. La MSA désire aussi renforcer son parcours d’aide au répit, pour pouvoir proposer « un accompagnement plus lisible, plus coordonné et dans la durée » aux agriculteurs qui font face à une situation d’épuisement.
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Des « évolutions préoccupantes » sur le sur-risque de suicide et l’accès aux soins que la MSA veut enrayer
Deux mesures concernent ensuite la population rurale, avec d’une part les dépistages de cancers : la MSA veut créer un « dispositif d'accompagnement vers les dépistages organisés des cancers » pour toucher notamment les personnes qui renoncent aux dépistages faute d’offre de soins, de mobilité ou d’information. Et une proposition vise à mieux reconnaître l’endométriose chez les femmes. La MSA propose « de supprimer le délai de carence pour les indemnités journalières lors des arrêts de travail liés à une dysménorrhée associée à l'endométriose », indique-t-elle dans son communiqué.
Par ces propositions, la sécurité sociale veut enrayer des évolutions « préoccupantes » que son rapport met en évidence. D’abord, le sur-risque de suicide au régime agricole progresse entre 2018 et 2023 par rapport à l’ensemble des régimes, et est supérieur de 66 % en 2023. Ce sur-risque atteint +115 % chez les non-salariés agricoles âgés de 15 à 64 ans, alerte la MSA, en augmentation par rapport à 2022 où il était de +57 %.
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Ensuite, sur l’accès aux soins, la sécurité sociale agricole indique que ses assurés vivant principalement dans des territoires ruraux font face à des difficultés : 23 % des assurés du régime agricole vivent dans un désert médical en 2023, contre 15 % dans la population générale, selon les chiffres de la MSA. « Les femmes sont particulièrement concernées », précise la mutualité, avec 56 % des agricultrices non salariée qui résident dans une intercommunalité ne comptant aucun gynécologue libéral (23 % dans la population générale). Et en 2024, un tiers des 2,8 millions de patients du régime agricole sont atteints « d’au moins » une pathologie (maladies cardioneurovasculaires, diabète ou cancers). « La cartographie des pathologies confirme le poids croissant des maladies chroniques », souligne la MSA.
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