Aller au contenu principal

Qualité des blés 2021 : êtes-vous dans la moyenne ?

Ce n’est pas une grande année pour la qualité des blés français, notamment en raison de l’effondrement du poids spécifique sous l’effet des pluies. Mais on a évité le pire.

Les faibles poids spécifiques sont le principal point faible de la récolte 2021 de blé tendre en France. La teneur en protéines est en revanche satisfaisante.
Les faibles poids spécifiques sont le principal point faible de la récolte 2021 de blé tendre en France. La teneur en protéines est en revanche satisfaisante.
© Réussir / FranceAgriMer, Arvalis

1) Un poids spécifique au plus bas

C’est le gros point noir de la récolte de blé tendre 2021 : le PS a subi de plein fouet la fin de cycle humide. Alors qu'en moyenne, ces cinq dernières années, plus des trois quarts de la collecte dépassaient 76 kg/hl, le niveau standard de contractualisation, moins d’un tiers de la collecte 2021 (avant tri dans les silos) dépasse ce seuil. Cela ne remet pas en cause la qualité intrinsèque du blé, mais cela abaisse le rendement farine et renchérit le transport, ce qui se traduit par des réfactions pour les producteurs.

2) Bonne surprise en protéines

La teneur en protéines n’est certes pas exceptionnelle en 2021, mais ce critère est satisfaisant. Le tas de blé français affiche une teneur moyenne de 11,9 %, contre 11,6 % l’an passé. Les faibles teneurs (inférieures à 11,5 %) sont moins présentes que sur la moyenne quinquennale. Néanmoins, seulement 14 % de la collecte dépassent une concentration de 12,5 % (contre un quart pour la moyenne 5 ans). De quoi toutefois satisfaire la plupart de nos débouchés.

3) Le Hagberg limite la casse

Avec les conditions humides à maturité, on craignait le pire pour le temps de chute de Hagberg. Heureusement, on évite la catastrophe. Avec 68 % de la collecte qui dépassent les 220 secondes, ce n’est certes pas mirobolant (90 % des blés dépassaient les 240 secondes en moyenne sur 2016-2020), mais la part des blés très dégradés est contenue, avec « seulement » 19 % des volumes sous les 220 secondes.

4) Des blés très humides

Sans surprise, la teneur en humidité des blés à l’entrée des silos est élevée cette année. Avec les interruptions à répétition de la moisson par les pluies, les organismes stockeurs ont incité à récolter dès qu’un créneau se présentait, quitte à rentrer du blé humide. Près de la moitié des blés a été livrée à plus de 14 % d’humidité. Les séchoirs ont été sollicités !

5) Une note globale en milieu de gamme

Du fait du très mauvais score en poids spécifique et d’une force boulangère en demi-teinte, les deux tiers des blés français seront classés en Médium cette année selon la grille d'Intercéréales. Habituellement, les deux classes supérieures (Premium et Supérieur) totalisent près de 70 %. L’interprofession assure toutefois que cette qualité permettra d’alimenter tous nos débouchés habituels.

Les plus lus

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l'…

<em class="placeholder">Annie Genevard, ministre de l&#039;agriculture et Sébastien Martin, ministre délégué à l&#039;industrie,  </em>
Prix des engrais azotés : une aide de 50 euros par tonne « pour tous les agriculteurs »

Le gouvernement français a abondé l’aide européenne aux achats d’engrais azotés pour le monter à 145 millions d’euros au…

<em class="placeholder">Maxime Senet, céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher, devant sa moissonneuse-batteuse</em>
Hausse des coûts d'intrants : « Je vais opérer des ajustements d’assolement pour réaliser des économies d’azote »

Maxime Senet est céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher. Il cherche à adapter sa stratégie face à l’augmentation du…

<em class="placeholder">Patrice Morand, producteur de grandes cultures bio à Villerbon dans le Loir-et-Cher.</em>
Dans le Loir-et-Cher : « J’estime que mon couvert végétal restitue 60 à 70 % de son azote à mes cultures d’été »

Patrice Morand est producteur de grandes cultures bio à Villerbon (41). En interculture longue, il implante un couvert…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures