Aller au contenu principal

Ratio des prairies permanentes : l’arrêté sur l’assouplissement des règles est sorti

La Bretagne, la Bourgogne, le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Normandie et les Pays de la Loire voient leur ratio prairies permanentes de référence abaissé, afin de tenir compte de la baisse du cheptel. Aucune région n'est concernée par la mise en place des obligations de compensation ou de réimplantation. 

vaches laitières sur une prairie permanente dans le Grand-Est
Une baisse du ratio annuel comprise entre -3 et -5 % entraîne un régime d’autorisation au retournement d'une prairie permanente, avec une obligation de compensation par l’implantation d’une surface équivalente de prairies permanentes sur l’exploitation.
© C. Pruilh

C'est officiel ! La parution de l'arrêté du 25 novembre précise les ratios de prairies permanentes par région, et fait suite au feu vert de la Commission européenne pour appliquer les propositions du ministère de l'Agriculture relatives aux simplifications concernant les prairies permanentes dans la conditionnalité de la PAC (BCAE1).

Lire aussi : La Commission européenne donne son feu vert pour l’assouplissement

Du répit pour la Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne et le Grand-Est

La Normandie et les Pays de la Loire, basculés en régime d’interdiction de retournement des prairies permanentes fin 2023, ainsi que la Bretagne et le Grand-Est, passés en régime d’autorisation, auront un peu de répit concernant le ratio prairies permanentes.

Le ratio de référence a ainsi été revu pour les régions « où la baisse du cheptel a impacté les prairies ». Cette révision s’effectue à l’échelle régionale au cas par cas, selon l’évolution des affectifs d’animaux (UGB).

La Normandie, les Pays de la Loire, la Bretagne et le Grand-Est échappent ainsi aux régimes d'autorisation ou d’interdiction des retournements des prairies permanentes, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024.

Les nouveaux ratios de prairies permanentes pour sept régions françaises

RégionEvolution effectifs animaux en UGBEvolution des prairies (%)Ratio de référence 2018Ratio de référence retraitéEvolution initiale 18-23 du ratioEvolution 18-23 du ratio après retraitement
BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE-3,86%-1,32%47,20%46,46%-1,57%-0,26%
BRETAGNE-9,46%-5,56%19,74%18,83%-4,60%0%
CORSE-22,57%-0,16%90,42%87,85%-2,85%-2,85%
GRAND EST-5,85%-3,23%25,19%24,33%-3,42%-0,16%
HAUTS-DE-FRANCE-5,80%-2,41%13,24%13%-1,83%0%
NORMANDIE-5,70%-7,43%34,93%32,84%-6,45%-0,79%
PAYS DE LA LOIRE-8,82%-5,33%29,49%27,96%-5,20%0%

Source : Legifrance 25 novembre 2024

Pour rappel : Prairies permanentes : 4 régions en régime d'autorisation ou d'interdiction

Comment est calculé le ratio prairies permanentes ?

Le ratio de prairies permanentes est calculé comme le rapport entre la surface de prairies permanentes et la surface agricole totale. Jusque-là, l’année 2018, faisait office de référence pour calculer le ratio prairies.

Quand la baisse du ratio annuel est comprise entre -3 et -5 %, un régime d’autorisation au retournement d'une prairie permanente se met en place, avec une obligation de compensation par l’implantation d’une surface équivalente de prairies permanentes au sein de l’exploitation.

Quand la baisse du ratio annuel est supérieure à 5 %, comme pour les Pays de la Loire et la Normandie en 2023, la région passe en régime d’interdiction. Les agriculteurs ne doivent plus réduire la surface de prairies permanentes et il y a une obligation de réimplantation.

Les plus lus

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Nicolas Bazart, éleveur laitier au milieu de ses vaches en préparation au vêlage.</em>
Prépa vêlage : « Nous utilisons un capteur de phosphore pour nos vaches », dans la Meuse

Le Gaec de l’Épine dans la Meuse a modifié la conduite de ses vaches en prépa vêlage. La ration n’est plus préparée sur la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière