SIA 2026
Pour promouvoir l’« Origine France », la restauration collective s’allie aux interprofessions agricoles
Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) a annoncé, le 26 février au Salon de l’agriculture, s’associer aux interprofessions des fruits et légumes, du bétail et des viandes, des volailles de chair et de l’œuf. Le SNRC veut privilégier le « fait maison », et appelle à renforcer les budgets pour la restauration collective.
Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) a annoncé, le 26 février au Salon de l’agriculture, s’associer aux interprofessions des fruits et légumes, du bétail et des viandes, des volailles de chair et de l’œuf. Le SNRC veut privilégier le « fait maison », et appelle à renforcer les budgets pour la restauration collective.
Privilégier la viande française et le « fait maison » dans la restauration collective
« Promouvoir un modèle champion de l’origine France ». C’est l’objectif de l’alliance entre le syndicat national de la restauration collective (SNRC) et les interprofessions des fruits et légumes (Interfel), du bétail et des viandes (Interbev), des volailles de chair (Anvol) et de l’œuf (CNPO), signée le 26 février au salon de l’agriculture. Leurs représentants se sont en particulier engagés à privilégier la viande française en restauration collective, ainsi que le « fait maison » et les « produits bruts ». « Voir la restauration collective et les interprofessions agricoles avancer ensemble est une excellente chose, pour le soutien à notre agriculture comme pour la promotion du bien manger et du ''Fait Maison'' », a déclaré le ministre du Commerce Serge Papin, présent lors de la conférence de presse, cité dans un communiqué.
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Vers des débouchés pérennes en restauration collective ?
Selon le syndicat, qui rassemble des PME et des grands groupes comme Sodexo, ses adhérents s’approvisionnent déjà à 71 % en viande française, avec 70 % en volaille, et 99 % en volaille fraîche. Et 95 % des œufs et 99 % du lait utilisés par ces entreprises de restauration collective sont d’origine France.
Défendant l’idée d’une « alimentation souveraine », le SNRC et les interprofessions agricoles souhaitent aussi « augmenter la production [agricole, ndlr] française ». Ce qui passe par soutenir les filières locales, en garantissant aux agriculteurs accompagnés « des débouchés pérennes, des volumes prévisibles et une juste rémunération ». La restauration collective s’engage enfin à garantir aux consommateurs la transparence et la traçabilité de l’origine des produits utilisés.
Le SNRC appelle à renforcer ses budgets, dans un contexte « où l'offre alimentaire cède de plus en plus aux importations »
Selon un sondage Ipsos commandé par le SNRC, 85 % des Français déclarent vouloir « consommer local ». Seuls 50 % y parviennent pour des raisons économiques, explique le communiqué, « dans un contexte où l'offre alimentaire cède de plus en plus aux importations ». Le SNRC appelle donc à renforcer les budgets dédiés à la restauration collective et aux achats de matières premières. Selon le sondage, 91 % des Français demandent davantage de moyens pour les collectivités, malgré un « contexte budgétaire contraint ». « Sans moyens adaptés, il n’est pas possible de s'approvisionner en produits issus de l’agriculture française et de qualité », soutiennent les entreprises de la restauration collective.
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