Les États-Unis, un de nos principaux concurrents sur le marché du grand export, ont vu leur prix du porc progresser depuis le début d’année, pour atteindre un niveau record. Début juillet, la marge des outils s’est repliée selon l’USDA, ce qui a incité les transformateurs américains à acheter moins de porcs, à réduire les abattages et à utiliser leurs stocks. Si les prix tendent désormais à reculer, ils restent tout de même à un niveau très élevé. Difficile donc d’attirer les acheteurs étrangers notamment chinois avec ce niveau de tarifs. Dans ce contexte, les exportations américaines de porc frais et congelé vers la Chine ont chuté d'environ un tiers depuis le début de l'année. Une baisse qui est toutefois à nuancer aussi avec le rétablissement de la production porcine chinoise. En revanche, au même temps, les envois européennes ont augmenté d’un cinquième.
Les prix élevés et les droits de douanes devraient continuer à peser sur la compétitivité du porc américain. Les envois des États-Unis devraient se rediriger vers d’autres destinations asiatiques et vers le Mexique, plus proche géographiquement.
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L'USDA a récemment revu à la baisse ses prévisions d'exportations de porc américain pour 2021 de -65 000 tonnes, à 3,4 millions de tonnes. Les volumes d'exportation en 2022 devraient diminuer de 1,5 % par rapport à 2021.