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Dossier
À l’aise dans leurs logettes

Bonnes dimensions, qualité du revêtement... Des logettes confortables permettent aux vaches d’exprimer pleinement leur potentiel laitier et leur évite des blessures parfois graves.

Visualisez ci-dessus les 4 vidéos, de Jacques Capdeville, de l'Institut de l'élevage, et de Luc Mounier, de VetAgroSup de Lyon et Inra.


Avec l’agrandissement des exploitations laitières et le « boom » des robots de traite, le temps de présence des animaux dans les bâtiments augmente et les stabulations à logettes prennent le pas sur l’aire paillée. Or ces bâtiments présentent des risques plus importants d’inconfort pour les animaux si les logettes sont mal conçues et/ou mal réglées.

Le risque est d’autant plus grand qu’il se conjugue souvent avec « le manque de suivi une fois les bâtiments montés », regrette Jacques Capdeville, de l’Institut de l’élevage.

L’inconfort est une question primordiale étant donné les conséquences qu’il peut avoir sur la production laitière, la santé et le bien-être de l’animal. « Cela ne sert à rien de calculer une ration au gramme de PDI près si les vaches ne peuvent pas se coucher suffisamment longtemps. En stabulation, elles doivent pouvoir se coucher entre 12 et 14 heures par jour par périodes de trois quarts d’heure », insiste Yves Debeauvais, vétérinaire. « Une étude a montré que lorsque le temps de couchage passe de 7 h à 14 h/j, une vache produit 7 kg de lait en plus sans modifier quoi que ce soit dans son alimentation. »
Ce phénomène s’explique par l’augmentation du flux sanguin au niveau de la mamelle, un temps de rumination plus long, et la baisse des dépenses énergétiques…

Bon nombre de spécialistes en bâtiment d’élevage constatent des erreurs lors de la conception des installations: manque de dégagement devant, logettes trop courtes, barre au cou trop reculée… Les projets ne tiennent pas toujours compte de l’augmentation du format des animaux. La taille au garrot a augmenté d’environ 10 cm en quinze ans en Holstein.

Il suffirait parfois de prendre le temps d’observer ses animaux et de modifier le réglage des logettes pour que la situation s’améliore. Cette hypothèse écarte la solution de la logette non réglable.

Par ailleurs, face à l’offre pléthorique d’équipements, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Jusqu’où aller dans le confort et à quel prix ? Une chose est certaine : à l’échelle d’un troupeau, la logette idéale n’existe pas, notamment « parce qu’il existe des différences de taille entre les vaches, mais aussi entre les vaches et les génisses », souligne Joop Lensink, professeur à l’Isa-Lille. En revanche, s’approcher de l’optimum est toujours possible.


SOMMAIRE DU DOSSIER

Page 34 : Dimensions et revêtements La logette idéale tient compte de l’animal
Page 40 : Gros genou, enflure du jarret... Des pathologies variables selon l’origine de l’inconfort
Page 44 : Fréquentation des logettes, positions... Observer les vaches pour détecter d’éventuels problèmes
Page 48 : Petit tour du monde des logettes, avec Joop Lensink, de l'Isa de Lille
Page 50 : Au Gaec des trois rochers, dans l’Orne «Nous avons testé plusieurs solutions pour nos vaches»
Page 54 : Au Gaec de la Garenne Minier, dans les Côtes-d’Armor «Nos vaches sont plus propres en logettes»
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