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" La facilité de nettoyage est un de nos objectifs "

À la ferme du lycée La Touche, dans le Morbihan, le nouveau bâtiment a mixé caillebotis et sol plein avec et sans tapis, sans marche, avec un robot aspirateur de lisier.

" Notre objectif est que le travail en stabulation demande peu de main-d'œuvre. Nous avons donc robotisé beaucoup de tâches. Le petit dernier est le robot Lely aspirateur de lisier ", indique Daniel Le Ruyet, gérant de la ferme du lycée La Touche, dans le Morbihan. La stabulation toute neuve, avec 120 logettes, a accueilli les vaches au mois d'août dernier. La ferme est en système lisier pur car il y a un méthaniseur en voie liquide, avec pompage automatique du lisier pour alimenter le digesteur.

Pour que le robot puisse passer partout, les passages de logette sont au même niveau que les couloirs d'exercice. " Il n'y a aucune marche pour les animaux, que ce soit dans les passages de logettes ou pour l'accès au robot. " La cohabitation entre les vaches et le robot se passe très bien.

" Nous n'avons pas mis du caillebotis partout pour une raison de coût et d'image. Et il y a le problème des émanations d'ammoniac ", remarque Daniel Le Ruyet. Le caillebotis a été installé aux deux extrémités du bâtiment, où se trouvent les abreuvoirs et la zone de rechargement du robot en eau et électricité. Le robot décharge le lisier aspiré à l'une ou l'autre extrémité. Cela limite ses déplacements sans aspiration. Son rendement est ainsi mieux optimisé. 

Limiter les déplacements sans aspiration

Les quatre couloirs d'exercice sont recouverts de tapis. Les passages de logette sont sans tapis pour une raison économique et pour conserver une zone d'usure des onglons.

La zone à aspirer fait 35 mètres sur 30 mètres avec quatre couloirs d'exercice, soit 700 m2 de surface à aspirer. Cette disposition choisie pour pouvoir conduire les vaches en deux lots, permet aussi d'optimiser les déplacements avec aspiration du robot. Sur un cycle de 24 heures, le robot est en charge 55 % du temps et au travail 45 % du temps, soit 10 heures 45. " J'adapte ses trajets au niveau de saleté et de densité des effluents. Les zones les plus souvent aspirées sont l'arrière des logettes : toutes les deux heures. "

" Il faut encore faire des ajustements pour un entretien optimum des sols ", précise Daniel Le Ruyet. Après le passage du robot aspirateur, le sol est propre, mais il reste un peu de mélange lisier et asséchant au pied des logettes. " Aujourd'hui, nous mettons 200 à 300 grammes de farine de paille par logette. Nous allons baisser à un peu moins de 200 grammes. Nous réfléchissons pour nous équiper d'un matériel automoteur qui brosse l'arrière de la logette, épand la litière et racle au pied de la logette en même temps, jusqu'au canal de récupération des effluents. Ca allègera le robot. Et peut-être faudra-t-il acheter un deuxième robot. "

Un coût équivalent à des racleurs classiques

Le prix catalogue d'un robot aspirateur est d'environ 25 000 euros. " Avec quatre couloirs, le robot a coûté deux fois moins cher que si la ferme s'était équipée d'un système avec des racleurs classiques. Mais la ferme acquerra peut-être un autre robot. Dans ce cas, les coûts d'investissement seront comparables. En frais de fonctionnement, il n'y a pas de raison que le robot soit plus cher ", estime Hervé Josselin, de BCEL Ouest.

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