Élevage : la Commission européenne consulte pour sa future stratégie
La Commission européenne a ouvert le 13 mars une consultation publique sur sa future stratégie pour l’élevage, qui devrait être publiée avant l’été. Bruxelles veut développer des « approches territoriales » pour répondre aux défis des élevages européens : maladies animales, diminution du cheptel et en particulier des ruminants, rentabilités des exploitations, bien-être des animaux et enjeux environnementaux.
La Commission européenne a ouvert le 13 mars une consultation publique sur sa future stratégie pour l’élevage, qui devrait être publiée avant l’été. Bruxelles veut développer des « approches territoriales » pour répondre aux défis des élevages européens : maladies animales, diminution du cheptel et en particulier des ruminants, rentabilités des exploitations, bien-être des animaux et enjeux environnementaux.
La future stratégie européenne sur l’élevage devrait être publiée avant l’été 2026, indique la Commission européenne le 13 mars, à l’occasion de l’ouverture d’une consultation publique sur l’initiative. Les avis seront reçus jusqu’au 10 avril. À travers cette stratégie, Bruxelles souhaite alléger « un ensemble convergent de pressions structurelles et quotidiennes » auxquels font face de façon transfrontalière les élevages européens. Sont cités la diminution du cheptel et les fermetures d’exploitations - en particulier pour les ruminants -, la rentabilité, la santé mentale des agriculteurs, les menaces « récurrentes » pour la santé animale, ou encore les normes élevées en matière de bien-être des animaux d’élevages. Les questions environnementales sont aussi relevées, telles que la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage et de ses « externalités négatives », en particulier « dans les régions où la concentration en élevages est importante ». Les particularités des territoires comme les zones rurales, isolées ou montagneuses, « où l’élevage joue un rôle clé dans l’emploi, la gestion des terres et les chaînes de valeur locales », seront aussi prises en compte.
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Quelles solutions pour l’élevage européen selon la Commission européenne ?
Pour répondre à ces défis, la Commission européenne identifie comme leviers l’innovation dans le secteur de l’élevage, et sur des approches territoriales. Bruxelles dit vouloir s’appuyer sur « la demande croissante des consommateurs pour des produits animaux de grande qualité, différenciés selon les régions et issus d’un élevage durable ». Et souhaite développer des modèles de bioéconomie circulaire, promouvoir les systèmes de pâturage et investir dans le bien-être animal, la traçabilité et les systèmes de certification.
L’objectif est d’aboutir à des « plans d’actions opérationnels à l’échelle de l’Union européenne », qui se déclineront dans différentes « solutions territoriales ciblées ». Des flexibilités seront laissées aux États membres pour adapter la mise en œuvre de la stratégie aux caractéristiques régionales des systèmes de production. Mais l’ensemble de l’initiative sera piloté par l’UE, afin d’assurer la synergie et la cohérence avec les autres politiques européennes et avec la PAC, soutient la Commission. « Si ces questions sont uniquement traitées au niveau national, elles risquent de fragmenter le marché intérieur et de créer des conditions de concurrence inégales », défend Bruxelles.
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Bruxelles veut analyser la possibilité d’aligner les normes de production de l’UE aux produits animaux importés
Une analyse d’impact pour étudier la possibilité d’aligner les normes de production de l’UE aux produits importés de pays tiers sera aussi réalisée, annonce la Commission. « Les normes strictes de l’UE ont un coût qui n’est pas toujours récompensé par le marché », justifie Bruxelles. La Commission cible notamment les normes en matière de bien-être animal, dont les prochaines améliorations devraient « adopter une approche progressive et prévoir des délais et un soutien appropriés pour permettre aux agriculteurs de s’adapter », affirme-t-elle.
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