Biolait à la rescousse des producteurs de la coopérative Lait bio du Maine après la liquidation de leur fromagerie
La raclette C’est qui le patron ? ! n’aura pas permis de sauver l’usine Entrammes de la coopérative Lait bio du Maine. Après la liquidation judiciaire de leur fromagerie, les producteurs ont pu retrouver des débouchés grâce à Biolait.
Le lancement de la raclette C’est qui le patron ? ! n’aura pas suffi à sauver la fromagerie d’Entrammes en Mayenne. Placée en redressement judiciaire en février, sa liquidation a été prononcée le 27 avril. « Économiquement, on ne pouvait plus aller plus loin », déplore David Hay, le président de la coopérative Lait bio du Maine, dont les 21 adhérents approvisionnaient la fromagerie. Une seule offre de reprise avait été présentée, mais le tribunal ne l’a pas jugée viable. Cela a signé la liquidation de l’outil de transformation et sa vingtaine de salariés mais aussi l’arrêt de collecte pour les producteurs, dont c’était le seul débouché.
Après une dizaine de jours sans collecte, les coopérateurs ont trouvé une solution avec Biolait, qui leur a proposé un contrat de cinq ans, payé au même prix que les autres éleveurs, malgré le manque de visibilité sur le marché. Sous la houlette de la préfecture, des laiteries (Sodiaal, Agrial, Bel, Lactalis, Savencia, la laiterie Saint-Denis-de-l’hôtel, Olga et Vaubenier) ont donné des garanties d’écoulement pour les quatre prochains mois. En accueillant ces producteurs, Biolait estime être en accord avec ses valeurs tout en renforçant son maillage territorial en Mayenne et en densifiant son réseau de collecte, ce qui permettra d’optimiser ses coûts logistiques.
Des volumes de raclettes C’est qui le patron ? ! insuffisants pour sauver Entrammes
Créée en 2010, la laiterie d’Entrammes transformait 200 tonnes de fromages à pâte pressée non cuite à partir des quatre millions de litres collectés ; le restant étant vendu sur le marché spot ou à des transformateurs locaux. Sur un marché du bio déjà fragile, la laiterie a enchaîné les déconvenues. Il y a cinq ans, elle a diversifié ses fabrications avec de la raclette, travaillée à façon pour un client. Mais le contrat s’est arrêté. Ce savoir-faire a cependant intéressé la coopérative de consommateurs C’est qui le patron ? ! qui voulait commercialiser de la raclette.
En 2024, alors qu’un partenariat était engagé, une détection de salmonelles a obligé à un rappel de produits et un arrêt des fabrications pendant cinq semaines. Suite à cet incident, C’est qui le patron ? ! a reporté le lancement de sa raclette d’une année. « Mais l’automne doux de 2025 n’a pas favorisé la consommation de raclette. Ce volume de vente insuffisant et les difficultés financières préalables n’ont pas permis de dégager des perspectives suffisantes pour que la fromagerie puisse continuer », se désole Nicolas Chabanne, fondateur de C’est qui le patron ? !.