Les cours des céréales à paille françaises, blé tendre et orge fourragère, ont affiché entre le 18 et le 19 octobre une légère progression sur leur marché physique respectif, dans le sillage du marché à terme Euronext. Les négociations concernant la poursuite des exportations de grains ukrainiens, grâce aux corridors sur la mer Noire, entre la Russie et l’Organisation des Nations unies reste un élément de tension important actuellement.
Par ailleurs, la faiblesse de l’euro, renforçant l’attractivité des productions de l’UE sur le marché international, soutient également les cours des céréales, dans un contexte de retour de la demande. On notera à ce titre l’appel d’offres de l’Arabie saoudite pour la livraison de 535 000 t de blé d’origine optionnelle à charger entre mars et avril 2023. Par ailleurs, le Gasc égyptien serait à a recherche de volumes de blé en négociation privée.
Production de blé russe en 2023 estimée à 84,8 Mt
Des achats ont été réalisées par la Corée du Sud pour 30 000 t d’orge fourragère et 30 000 t de blé meunier, certainement d’origine états-unienne. Soulignons que la Russie a revu à la hausse ses taxes à l’exportation sur le blé de 52,3 % à compter de ce jour.
Côtés fondamentaux, le cabinet Sovecon a abaissé son estimation de production de blé en Russie pour 2023/2024, à 84,8 Mt à comparer aux 100,6 Mt récoltées cette année. Un élément qui a aussi soutenu les cours. En Argentine, l’estimation de production de blé est revue à la baisse par la bourse de Rosario à 15 Mt contre 16 Mt précédemment.
Le marché du maïs hexagonal lui aussi observé une petite hausse, en sympathie avec le contrat Euronext, dans un contexte de faible récolte française, attendue par FranceAgriMer à seulement 8,756 Mt, contre 12,56 Mt en 2021/2022. En Allemagne, selon l’association des coopératives agricoles allemandes (DBV), la production de maïs du pays afficherait aussi un net retrait à 3,54 Mt, soit une chute de plus de 20 % par rapport à l’an passé.
Outre-Atlantique, les contrats Blé et Maïs ont clôturé en recul à Chicago, le premier tiré vers le bas par la hausse du dollar peu favorable aux exportations états-uniennes, et le second sous le poids de l’avancée de la récolte.
Marchés physiques français du 19 octobre 2022 (base juillet pour les céréales)
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