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« Je gagne du temps avec mon petit abattoir de volailles Volatek »

La Ferme de Passay, à Sillé-le-Philippe (Sarthe) s’est équipée d’un petit abattoir Volatek. Privilégiant le local, l’éleveur gagne aussi du temps de travail en abattant ses volailles chez lui.

« Avant, j’avais une heure aller-retour pour emmener mes volailles à l’abattoir », raconte David Bourdin, éleveur de poulets rouges, de dindes, de porcs et de bovins. « Avec l’abattoir sur place, j’ai gagné ce temps de trajet et de la souplesse dans mon organisation. »

Lire aussi : « Nous jouons la complémentarité entre œufs et cultures bio »

Equipé d’un petit atelier d’abattage et de découpe par Volatek (la société s’est chargée des plans, de l’équipement et de la partie électrique), il prépare, chaque jeudi, une centaine de volailles par semaine au rythme de 60 à l’heure. Une personne se charge de la tuerie. « Derrière, nous sommes trois : deux à vider et un pour préparer les gésiers et les foies », détaille David. Les découpes (filets, ailes, cuisses), soit « 80 % des volailles abattues », ont lieu le vendredi. Ses clients : des restaurants scolaires « pour lesquels je prépare surtout des émincés », et des consommateurs des alentours qui viennent acheter sur place, à la boutique, le vendredi après-midi et le samedi matin. « Mon but a toujours été de faire du local. Ici, ce sont mes voisins qui achètent mes viandes ! », sourit-il.

Un mini-abattoir Volatek aussi à Crissé

Une autre exploitation sarthoise a également fait confiance à Volatek pour mettre en place son abattoir : Les Volailles d’Amélie, à Crissé. L’exploitation, créée par Amélie Lefeuvre en février 2021, produit des volailles fermières en plein air (SIQO) : poulets, pintades, canards. Sur 3 ha de parcs enherbés et arborés, 7 petits bâtiments sont éparpillés : 2 poussinières et 5 poulaillers. Les premières volailles sont sortis en octobre 2021. Son conjoint, Fabien, l’a rejoint en mai 2023.

Aussi, pour rentabiliser les coûts de production et augmenter leurs marges, les éleveurs ont choisi l’abattage sur place. Grâce à la société Volatek, ils se sont équipés d’un petit atelier d’abattage qui leur permet de sortir 120 volailles par semaine, le tout dans un bâtiment livré clé en main et situé à l’entrée de l’élevage. Chez Les Volailles d’Amélie, le rythme d’abattage varie de 40 à 60 unités à l’heure. Poulets, pintades ou canards sont ensuite commercialisés sur place à la boutique de la ferme, sur les marchés (4 par semaine avec une vente de volailles entières grâce à la rôtissoire apportée sur place) et auprès de la restauration collective. Là, ce sont essentiellement « des découpes de filets et de cuisses ». Quant aux déchets, si les boyaux ne sont pas valorisés, « les éléments de carcasse sont broyés et vendus pour les éleveurs de chiens de chasse ».

Le mini-abattoir Volatek dans le détail

Dans la première pièce du mini-abattoir, les volailles passent une à une à l’électronarcose (assommoir électrique). Elles sont ensuite saignées, puis déposées, par lot de 5, dans le robot-trempeur « dont l’eau doit être à la température optimale de 55,7 °C », et  envoyées dans la plumeuse. Cette sorte de centrifugeuse (diamètre de 800 mm) est équipée de doigts en caoutchouc, dont la dureté est choisie pour bien déplumer sans abîmer la chair de l’animal.

Une fois déplumées, les volailles sont accrochées une à une sur des étriers à roulettes. Il n’y a plus qu’à les pousser dans la salle de découpe voisine où elles seront préparées et stockées en chambre froide avant la commercialisation. À noter que le constructeur propose aussi une chaine automatisée pour faire avancer les étriers. « Ces équipements sont classiques d’un abattoir, mais prévus pour de petites quantités », précise Gérard Baudic, directeur adjoint chez Volatek, soulignant que la quasi-totalité des matériels est fabriquée au sein du groupe Bobet (Champagné dans la Sarthe) dont Volatek est une des filiales. 

Il faut compter environ 25 000 euros pour acquérir un mini-abattoir Volatek. Un prix de base variable selon les équipements et le site à équiper.

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