Aller au contenu principal

[Vidéo] Maïs : les producteurs tentent de s’adapter au changement climatique

Sécheresses, canicules, irrigation sous tension : les maïsiculteurs du Sud-Ouest tentent de faire face aux évolutions du climat en adaptant leurs itinéraires techniques et en réfléchissant à de nouvelles cultures. Témoignages recueillis dans les allées du salon MécaCulturales dans les Landes.

Depuis plusieurs années, la production de maïs est mise à l’épreuve par des épisodes de canicule et de sécheresse de plus en plus précoces. Sur les exploitations, les producteurs font évoluer leurs itinéraires techniques pour tenter de rendre leurs cultures de maïs plus résilientes. Au Salon MécaCulturales organisé par Arvalis et les Cuma du Bassin de l’Adour, nous leur avons demandé quelles solutions ils expérimentent et quelles stratégies ils envisagent pour l’avenir.

Des maïs soumis à des sécheresses plus précoces

Sous l’effet du changement climatique, les producteurs de maïs décrivent des conditions de culture de plus en plus contraignantes : « grosses sécheresses », « fortes baisses de rendement », « cultures plus compliquées à mener face aux ravageurs », avec un manque d’eau qui survient plus vite et s’accentue en été. Pour ceux qui produisent en sec, les irrégularités de pluviométrie d’une année sur l’autre deviennent difficilement gérables et tendent à s’aggraver.

Des leviers sur les dates de semis et les variétés de maïs

Face à cette situation, plusieurs leviers sont déjà actionnés par les producteurs. Ils sèment plus tôt, utilisent des variétés d’indices plus précoces, et déclenchent l’irrigation plus vite dans la saison. Le pilotage de l’irrigation est parfois plus fin, grâce à l’utilisation de sondes capacitives ou de pluviomètres connectés. Pour les maïs conduits sans irrigation, le choix de variétés plus précoces à floraison, pour éviter les pics de chaleur du début d’été, est un levier majeur. Certains misent sur des maïs en sec « bas intrants », moins coûteux à produire, ou recherchent des variétés plus résilientes. Mais d’autres producteurs avouent ne rien avoir changé, se contentant de semer « quand ils peuvent ».

Peu de perspectives d’évolution des assolements à court terme

La plupart de producteurs interrogés n’envisagent pas d’autres cultures d’été que le maïs et le soja, avec peut-être une place accrue pour ce dernier, quand d’autres s’intéressent au sorgho, tout en ayant conscience que cette culture a elle aussi besoin d’eau. Certains envisagent de développer les couverts végétaux en début de cycle, voire de tester des cultures associées, pour garder l’humidité dans les sols. Enfin, parfois ils reconnaissent ne pas avoir de stratégie fixée et « naviguer à vue », notamment lorsqu’ils ne disposent pas d’irrigation.

Les plus lus

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

Xavier Priault, céréalier dans le Loiret.
Traitement phytosanitaire : « Dans le Loiret, je pulvérise de nuit en bas volume à 50 l/ha pour maximiser l’efficacité des produits »

Xavier Priault est céréalier à Saint-Maurice-sur-Aveyron, dans le Loiret. Il réalise ses pulvérisations phytosanitaires…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures