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Pomme de terre fécule : dernière campagne pour l’usine Tereos à Haussimont

Dans un courrier adressé à ses adhérents, le groupe coopératif Tereos annonce que, faute de repreneur, la féculerie d’Haussimont devrait effectuer sa dernière campagne.

usine de transformation de pommes de terre fécule Tereos à Haussimont. 2019
390 coopérateurs produisent actuellement de la pomme de terre de fécule pour l'usine Tereos à Haussimont.
© M. Blossier/Tereos

L’usine de transformation de pommes de terre fécule d’Haussimont (Marne), propriété de Tereos, devrait effectuer sa dernière campagne cette année. C’est en tout cas ce que laisse entendre un courrier envoyé le 20 juin aux adhérents. Dans le cadre de son plan de restructuration industrielle, le groupe sucrier coopératif avait annoncé en mars sa volonté de céder son activité de fécule.

Pour l’heure, aucun candidat sérieux ne semble en mesure d’assurer la continuité de l’activité. « Tereos considère que les chances de concrétisation d’un projet de cession de l’activité à court ou moyen terme sont limitées au regard des défis à relever », est-il précisé dans le courrier.

La féculerie transformera les pommes de terre plantées ce printemps

Comme la coopérative s’y était engagée, l’usine va fonctionner cette année pour transformer les pommes de terre plantées ce printemps, mais elle juge quasi inéluctable la fermeture du site à l’issue de cette campagne 2023-2024.

« Un coup dur pour la souveraineté alimentaire » juge l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) qui s’est exprimée dans un communiqué. « L’UNPT ne souhaite pas que la fermeture de la féculerie d’Haussimont soit la première d’une longue série dans le secteur agroalimentaire », indique le syndicat. Il dit vouloir soutenir les 390 producteurs de pommes de terre fécule de la coopérative pour qu’ils puissent continuer à produire de la pomme de terre pour d’autres débouchés.

Un recul inexorable de la production de pommes de terre fécule

Tereos a pourtant investi 30 millions d’euros les cinq dernières années pour moderniser l’outil et augmenté la rémunération des producteurs, sans pour autant parvenir à stopper l’érosion des surfaces de pommes de terre fécule.

La coopérative fait état d’un recul des surfaces de 38 % en quatre ans. S’ajoute à cela, une baisse du rendement agricole à l’hectare de 30 % entre 2017 et 2022, représentant en cumul une perte de potentiel de rendement de 15 t/ha en cinq ans.

En prévision des assolements 2024, l’industriel accepte de mettre « un terme par anticipation aux engagements coopératifs à l’issue de cette campagne ».

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