Aller au contenu principal

Néonicotinoïdes sur betteraves : la dérogation 2023 en consultation publique

Le projet d’arrêté de dérogation autorisant l'utilisation de semences de betteraves traitées aux néonicotinoïdes pour la campagne 2023 a été mis en consultation publique le 3 janvier sur le site du ministère de l’Agriculture.

La consultation publique est accessible sur le site du ministère de l'Agriculture jusqu'au 24 janvier.
La consultation publique est accessible sur le site du ministère de l'Agriculture jusqu'au 24 janvier.
© C. Gloria

La filière betterave attend la dérogation qui autorise l’enrobage des semences avec des néonicotinoïdes (NNI) pour la troisième et dernière année. Pour rappel, la dérogation NNI a été accordée à la filière pour trois ans assortie d’un renouvellement annuel pour une durée de 120 jours. Deux produits sont concernés par le texte : le Gaucho de Bayer ainsi que le Cruiser de Syngenta qui visent à protéger les betteraves contre les pucerons et la jaunisse. Le texte a été mis en consultation publique sur le site du ministère de l’Agriculture le 3 janvier. Il est identique à la version de 2022.

Pas de contraintes supplémentaires pour utiliser les néonicotinoïdes

Les agriculteurs devront donc respecter les mêmes conditions que les années précédentes : ne pas utiliser de semences traitées plus d’une année sur trois dans la même parcelle, et respecter les délais imposés pour les successions culturales dans les parcelles traitées. Si le blé peut être semé dès l’année suivante, le maïs doit attendre deux ans, quand le colza ne peut être installé qu’à partir de la troisième année. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) accueille « favorablement » le texte, saluant l’absence de contraintes supplémentaires.

Consultation publique jusqu'au 24 janvier

« Avec les conditions actuelles de la dérogation, certains ont déjà des difficultés à gérer leurs assolements », rappelle le syndicat. Chez Générations Futures, François Veillerette considère à l’inverse que « rien ne justifie la dérogation », avec des réservoirs viraux indiqués comme faibles dans l’étude jointe à la consultation.

La consultation publique se termine le 24 janvier, et le comité de surveillance se prononcera à son tour sur la pertinence du texte lors d’une réunion prévue le 20 janvier.

Les plus lus

<em class="placeholder">Benoît Herrouet, agriculteur à Bécheresse, en Charente, devant son semoir monograine</em>
Semis de colza : « J’ai pu semer ma culture début août après un orage dans mes terres argilo-calcaires en Charente »

Dans le contexte de sécheresse généralisée, les semis de colza vont se faire au gré d’opportunité à ne pas manquer. En…

<em class="placeholder">Joffray Lépine, entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, montrant l&#039;un des capteurs du système I-Spray.</em>
Vienne : « Je réalise entre 30 et 70 % d’économie d’herbicides foliaires de postlevée sur maïs grâce à la pulvérisation ultralocalisée »

Entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, Joffray Lépine a équipé son automoteur Kuhn Artec du système d…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures