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« Grâce à l’ACS et au pâturage des couverts, j’économise plus de 150 bottes de foin par an »

Jérémy Bohy mise sur le pâturage des couverts d’été et d’hiver pour nourrir son troupeau, gagner en autonomie fourragère et économiser plus de 150 bottes de foin par an.

Le pâturage des couverts occupe une place centrale dans le fonctionnement du système de Jérémy Bohy. Sur ces 130 hectares de cultures, il a développé deux types de couverts : ceux d’été et ceux d’hiver. Les couverts d’été sont composés d’un mélange de sorgho, moha, tournesol, maïs et trèfle d’Alexandrie. « Après la récolte du blé, généralement autour du 14 juillet, la paille est ramassée. Dans la foulée, un couvert est implanté en semis direct avec mon combiné de semi-composé de la rampe de semis Simtech et de la trémie frontale Duro. » Semé en plein été, ce couvert se développe rapidement et produit une biomasse importante avant l’automne « entre 3 et 8 tonnes de matière sèche »

Lire aussi : « Avec les couverts pâturés, je récupère 3 à 8 tonnes de MS/ha en pleine sécheresse »

Les animaux sont introduits sur ces parcelles à partir de septembre et parfois jusqu’en octobre, selon la météo. « L’autre cas de figure, c’est que j’implante le même type de couvert, mais au printemps après une prairie temporaire. Dans ce cas, je produis plus de 10 tonnes de matière sèche que je fais pâturer en plein mois de juillet. On a parfois du mal à apercevoir les animaux, car les couverts atteignent les deux mètres de haut », en pleine canicule

<em class="placeholder">Vaches pâturant des couverts à dominante de sorgho et un peu de tournesol en fleur dans un champ avec haies bocagères  </em>
Le pâturage des couverts complète les prairies temporaires et les stocks fourragers, tout en favorisant l’apport de déjections directement sur la parcelle.

« Pour faciliter le pâturage tournant, les paddocks sont simplement délimités avec un fil et changés tous les trois jours à l’aide du quad. » Ce pâturage des couverts constitue un levier majeur d’autonomie fourragère. « Il permet de transformer directement la biomasse produite en alimentation animale, tout en limitant les opérations de récolte. Je préfère passer du temps à faire des clôtures et changer mes animaux de paddock que de me balader avec les balles de foin. » Le pâturage des couverts complète ainsi les prairies temporaires et les stocks fourragers, tout en favorisant l’apport de déjections directement sur la parcelle. « Tout en limitant mes chantiers de récolte et le transport entre îlots, je n’ai apporté que 50 bottes de foin au champ entre mi-juin et mi-septembre. J’économise plus de 150 bottes par an », résume l’éleveur.

Lire aussi : Élevage bovins viande : « J’ai allongé la rotation pour préserver mes sols »

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