Tomate sous serre : L’AOPn Tomates et concombres lance la démarche Serres d’Avenir
Développée par l’AOPn Tomates et concombres de France, la démarche Serres d’Avenir vise à mettre en avant les atouts durables de la culture sous serre.
Développée par l’AOPn Tomates et concombres de France, la démarche Serres d’Avenir vise à mettre en avant les atouts durables de la culture sous serre.
« La serre est un outil encore trop souvent stigmatisé », déplore Pierre-Yves Jestin, président de l’AOPn Tomates et Concombres de France. L’AOPn estime que la production sous serre, telle qu’elle est pratiquée par les 400 exploitations de tomates, concombres, poivrons et aubergines qu’elle regroupe, n’a pas encore l’image durable et responsable qu’elle mérite. Les efforts en matière de décarbonation et d’optimisation de la consommation d’énergie entrepris depuis plus d’une quinzaine d’années sont notamment méconnus. Mettre en valeur la durabilité de la production sous serre est donc l’objet de la démarche Serres d’Avenir lancée par l’AOPn.
« Serres d’Avenir montre que la serre est une solution pérenne et crédible : produire mieux, avec moins, tous en garantissant fraîcheur, sécurité alimentaire et goût », résume Pierre-Yves Jestin. C’est un label « pour avoir confiance dans le modèle de la serre », complète Adrien Quaak, producteur de poivrons et de concombres.
La charte Serres d’Avenir repose sur dix axes
Pour élaborer cette charte de qualité assortie d’un logo, l’association s'est appuyée sur la charte de production des produits de serre qu’elle a initiée en 1998.
Elle intègre 10 axes : décarbonation, protection biologique intégrée, protection des ressources en eau, fertilisation raisonnée, hygiène, biodiversité, traçabilité, contrôles qualité, valorisation des déchets de culture et RSE. Les efforts sont constants, mentionnent les représentants de l’AOPn, en évoquant par exemple la ficelle en nylon remplacée par du coton pour le palissage, les composts issus des plants arrachés, le recyclage des substrats ou encore l’équipement en système de recyclage d'eau pour 77 % des surfaces. L’association fait état d’une réduction de 57 % des émissions de GES en 15 ans pour produire 1 kg de tomates, selon les résultats du projet Pertomco achevé en 2025.
La démarche inclut un contrôle annuel « par des organismes certificateurs agréés et est complétée par un plan de surveillance résidus réalisé par des laboratoires accrédités », précise le dossier de présentation.
La présence du logo n’est pas envisagée sur les emballages mais plutôt en communication B to B, notamment envers la grande distribution.