Tomate française : des prix de début de saison en hausse
Selon le premier bulletin Agreste de la saison tomate 2026, les prix de début de campagne sont supérieurs à l’an dernier pour le marché du frais. En estimation, le volume de production est prévu en forte hausse dans le bassin sud-ouest mais stable ou en baisse ailleurs.
Selon le premier bulletin Agreste de la saison tomate 2026, les prix de début de campagne sont supérieurs à l’an dernier pour le marché du frais. En estimation, le volume de production est prévu en forte hausse dans le bassin sud-ouest mais stable ou en baisse ailleurs.
Agreste a publié son premier bulletin Infos rapides sur la saison de la tomate 2026 pour le marché du frais. Le service statistique relève des prix en hausse en début de saison. En avril 2026, les prix observés sont en hausse de 34 % par rapport à ceux de la campagne 2025 et de 41 % par rapport à la moyenne des mois d’avril 2021 à 2025. En mars 2026, la progression est de 33 % à un an et de 34 % par rapport à la moyenne des mois de mars 2021 à 2025. La météo a dynamisé la consommation tandis que la concurrence étrangère a été moins forte qu’habituellement du fait d’aléas climatiques ayant touché l’Espagne et le Maroc, analyse Agreste. Les importations sont en retrait de 5 % en 1 an sur la période janvier à mars 2026.
Une production 2026 stable globalement
Le volume de production global de tomate pour le marché du frais, estimé selon des prévisions arrêtées au 1er mai 2026, est de 494 900 tonnes, avec une évolution à -1 % par rapport à 2025 et à la moyenne 2021-2025. Mais la répartition évolue sensiblement par bassins avec une forte croissance du bassin sud-ouest. Les surfaces cultivées y augmentent de 7 % par rapport à la moyenne 2021-2025 et le volume produit devrait gagner 19 %, toujours par rapport à la moyenne 2021-2025. Cet essor compenserait le recul ou la stabilité dans les autres bassins. La surface totale cultivée sur la campagne 2026 serait de 2 736 hectares (+ 2 % par rapport à la moyenne 2021-2025).
Vigilance sur l’équilibre du marché
Les professionnels de la filière sont toutefois sur le qui-vive quant à l’équilibre entre l’offre et la demande. Le syndicat Légumes de France, dans un communiqué daté du 22 mai, dénonçait une baisse des commandes de l’enseigne Lidl en tomate cerise française et s’inquiétait d’un « désengagement commercial » de l’enseigne vis-à-vis des producteurs français.
La Confédération paysanne, dans un communiqué du 3 juin, jugeait « urgent de stopper le raz de marée des importations ». Le syndicat rappelait qu’en 2024 les importations totales en provenance du Maroc et du territoire du Sahara occidental avaient atteint « plus de 409 000 tonnes ». Le syndicat s’interrogeait sur la façon dont la France pouvait y résister « d’autant que les producteur·rices de tomates sont exposé·es aux distorsions de concurrence liés au prix du marché sur la base d’un prix préférentiel de 41 centimes d’euro du kilo pour la tomate avec un coût du travail 14 fois inférieur au taux horaire et cotisations sociales en France ».
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