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Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-Livrade et Bourran dans le Lot-et-Garonne, pointent les idées reçues à combattre pour améliorer l'attractivité du maraîchage et de l'arboriculture.

<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Maxime et son père Jean-Jacques Turc sont maraîchers en conventionnel et en bio, à Sainte-Livrade-sur-Lot et à Bourran dans le Lot-et-Garonne.
© C. Gerbod

La technicité du métier est méconnue

« Le métier est mal connu. Il faut enlever les idées reçues. C’est un métier de plus en plus pointu, notamment pour la production bio. Ça nécessite beaucoup d’attention et de surveillance des cultures. C’est aussi un métier de contacts, où l’on voit souvent du monde : les commerciaux, les fournisseurs…

Lire aussi : Emploi : ce qui motive les apprentis qui choisissent la filière fruits et légumes

Il y a une partie management car il faut savoir gérer des équipes de salariés. La partie gestion est également très importante. Nous sommes multicasquette. Nous ne faisons pas la même chose tous les jours et tout au long de la saison, le travail est varié.

Parler davantage des aspects positifs

On ne dit pas assez que c’est une filière d’avenir et que c’est rémunérateur. Si on travaille comme il faut, on peut en vivre décemment. Il ne faut pas parler que du négatif même s’il y a beaucoup de tâches répétitives et manuelles, surtout en bio. Dans les serres, il fait froid l’hiver et chaud l’été mais on est protégés. Nous mécanisons le plus de tâches possibles.

Notamment sur le maraîchage bio, il y a beaucoup de fausses idées. Ce n’est pas parce qu’on fait du bio qu’on est extrémistes. Côté main d'oeuvre, le bio attire quelques poètes qui ne restent pas. Ils s'étonnent qu'on plante des poireaux sur des bâches plastiques. On leur explique qu'on les recycle. 

Rassurer sur le temps de travail

Il y a aussi l’idée qu'il faut travailler 80 heures par semaine. C’est fini ça, si on fait du 40 heures c’est le maximum. Il y a moyen de s’organiser pour ne pas travailler le dimanche et le samedi, garder du temps pour la vie de famille et la déconnexion. Il arrive qu’on travaille de 6 h à 14 h quelques samedis pour récolter les concombres mais c’est payé en heures supplémentaires et ça intéresse certains.

Assurer un bon accueil des apprentis

L’accueil des apprentis est très important. Si c’est juste pour avoir de la main-d’œuvre et qu’on les fait travailler sept jours sur sept, ça ne fonctionne pas. Si on ne les forme pas, quand ils rentrent dans la vie professionnelle, ils ne sont pas au niveau et c’est compliqué pour eux de trouver un boulot. Il y a aussi le problème des parents, lorsqu’ils s’immiscent dans les rapports entre l’employeur, le centre de formation et l’apprenti. »

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