Lutte contre l'artificialisation des terres agricoles
Foncier : 20 000 friches recensées en 2026, soit 61 000 hectares
L’inventaire national des friches 2026 réalisé par le Cerema via Cartofriches indique qu’au 1er juillet dernier 20 000 friches ont été recensées, soit 61 000 ha cumulés.
L’inventaire national des friches 2026 réalisé par le Cerema via Cartofriches indique qu’au 1er juillet dernier 20 000 friches ont été recensées, soit 61 000 ha cumulés.
La rareté du foncier limite les nouveaux projets, les friches représentent donc un gisement encore peu exploité et un véritable potentiel de développement pour les années à venir. Dans le cadre de projets d’aménagement nécessitant la mobilisation de foncier, elles s’imposent comme une solution pour préserver les sols et en particulier les espaces naturels, agricoles et forestiers. Afin d’établir le nombre de ces ressources, le Cerema, Le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement, développe et met à disposition, à la demande du ministère chargé de la Transition écologique, un inventaire national des friches : Cartofriches.
31 observatoires locaux de friches
Ce recensement est constitué à partir de données nationales traitées par le Cerema ainsi que par l’intégration à ce jour de 31 observatoires locaux de friches. Le bilan annuel arrêté au 1er juillet dernier fait état de 20 000 friches recensées, soit 61 000 ha cumulés, alors que la consommation foncière en France est depuis 2011 en moyenne de 21 000 ha/an. Les friches d’habitat sont plus nombreuses mais ce sont les friches industrielles qui représentent la plus grande part en surface (47 %). Les autres friches présentent une grande diversité : commerciales (10 %), équipements publics (5 %), agro-industrielles (3 %), ferroviaires (3 %), autres (mixte, etc.).
La majorité des friches fait moins de 0,5 ha
Le dernier recensement souligne que deux tiers des friches font moins de 0,5 ha et que 71 % des friches se situent en zone urbanisable, ce qui signifie que l’utilisation de ces friches pour des projets de développement ne nécessite pas de changement de zonage au sein du plan local d’urbanisme. Il avance également que 48 % des friches sont en zone tendue pour l’habitat, contre seulement 33 % en avril 2025, et que 25 % des friches recensées font déjà l’objet d’un projet de reconversion soit 3 600 friches, l’équivalent de 9 300 ha.
A relire : Zéro artificialisation nette : que préconise le rapport de la mission d’information parlementaire ?
115 000 à 155 000 ha de friches en France
Selon le Cerema, l’estimation actualisée de la surface estimée de friches est de 115 000 à 155 000 ha. Cette évaluation est en hausse d’environ 15 000 ha par rapport à l’évaluation de 2025, compte tenu d’une meilleure connaissance du patrimoine de friches. Toujours selon le Cerema, 7 % des friches ont un potentiel de mutabilité pour du tertiaire, des équipements publics, des installations photovoltaïques (1 000 friches, 5 000 ha). Il ajoute que 25 % des friches (3 200 friches, 2 400 ha) ont également un fort potentiel de gain écologique selon la méthodologie développée dans le cadre du projet POGEIS par l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Cerema.
A relire : Foncier agricole : la Safer Paca lance un observatoire des friches