Canicule : « A cause du thrips, plus de 25% des nectarines ont été déclassées ou jetées à l’échelle de la filière »
Muriel Millan, responsable technique de l’AOP Pêches et Abricots de France, fait le point sur les effets des vagues de chaleur sur le verger de pêches et nectarines.
Muriel Millan, responsable technique de l’AOP Pêches et Abricots de France, fait le point sur les effets des vagues de chaleur sur le verger de pêches et nectarines.
« Les producteurs de pêches et nectarines sont confrontés à des effets collatéraux des canicules en lien avec les piqueurs-suceurs, analyse Muriel Millan, responsable technique de l’AOP Pêches et Abricots de France, des insectes qui entraînent notamment des blocages d’arbres et des dégâts. A cause du thrips, plus de 25% des nectarines ont été déclassées ou jetées, soit en moyenne 6 tonnes par hectare, représentant une perte de 21 millions d’euros à l’échelle de la filière. Cela pose un vrai souci ; il faudra peut-être changer les normes commerciales en acceptant davantage les défauts. De plus, les attaques de pucerons ou de cicadelles, qui ont touché 40% du verger de pêches et nectarines, sont à l’origine de pertes de calibre des fruits et de pertes de vigueur des arbres, ainsi que de risques de contamination par les virus. Malgré tout, on observe que les pêches et nectarines, dont la récolte en France va globalement de la semaine 22 à la 38 (fin mai à mi-septembre), résistent quand même bien à la chaleur, le verger français étant irrigué, plutôt en goutte-à-goutte. »