Cadmium : le ministère de l’Agriculture annonce pour avril l’arrivée de mesures pour réduire la contamination des sols agricoles
Des textes règlementaires visant à réduire les apports en cadmium dans les sols agricoles sont attendus pour avril, annonce le ministère de l’Agriculture le 25 mars. Une réponse au rapport de l’Anses publié le même jour, alertant sur une surexposition des Français au cadmium par l’alimentation.
Des textes règlementaires visant à réduire les apports en cadmium dans les sols agricoles sont attendus pour avril, annonce le ministère de l’Agriculture le 25 mars. Une réponse au rapport de l’Anses publié le même jour, alertant sur une surexposition des Français au cadmium par l’alimentation.
En réponse au rapport de l’Anses alertant sur la surexposition des Français au cadmium par l’alimentation, le cabinet de la ministre de l’Agriculture annonce, dans un message à la presse ce 25 mars, l’arrivée de textes règlementaires visant à réduire la contamination des sols agricoles. Des décrets et des arrêtés sont attendus « très prochainement », une fois que le Conseil d’État aura rendu ses conclusions sur les textes d’ici avril. Ce « socle commun », travaillé en interministériel, a pour objectif d’« uniformiser et renforcer l’encadrement de l’innocuité des matières fertilisantes et des supports de culture », soutient la Rue de Varenne. Des mesures cibleront les apports des matières fertilisantes et les pratiques agricoles afin de réduire la contamination des sols au cadmium. « La trajectoire de diminution retenue par le Gouvernement est à la fois exigeante et réaliste. Elle permet aux professionnels de se projeter pour faire évoluer de façon pérenne leurs pratiques », soutient le ministère de l’Agriculture.
Pour rappel, un projet d’arrêté du gouvernement mis en consultation publique en 2023 envisageait d’abaisser la teneur maximale en cadmium des matières fertilisantes de « catégorie A », de 60 à 40 mg de cadmium par kg de P₂O₅. De son côté, l’Anses préconise depuis 2019 d’abaisser cette teneur maximale à 20 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅. Ces recommandations ont d’ailleurs été réitérées par l’agence de sécurité sanitaire dans son rapport d’expertise sur l’exposition des Français au cadmium. Aucun texte n’a jusqu’ici été publié par le gouvernement. Aujourd’hui, la teneur maximale en cadmium dans les produits de type engrais minéraux phosphatés est fixée à 60 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ pour une mise sur le marché de l’UE, et à 90 mg pour une mise sur le marché français, selon l’Anses.
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Un « accroissement de 180 % » de la pression de contrôle des aliments les plus contributeurs à aux apports en cadmium pour 2026
Le ministère de l’Agriculture annonce en parallèle un accroissement de 180 % de la pression de contrôle des aliments les plus contributeurs aux apports en cadmium pour 2026, « en ligne avec les préconisations de l’Anses ». Des plans de surveillance et de contrôle sont conduits chaque année, soutient le ministère, qui indique une conformité à plus de 99,5 % des denrées.
Et « pour aller plus loin », selon la rue de Varenne, les ministères de l’Agriculture et de la Santé travaillent sur des recommandations ciblées pour certaines pratiques de consommations, citant les « produits de la mer » et les « gros consommateurs de certains types de produits ».
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