Asperge : « L’éplucheuse nous permet de valoriser les petits calibres »
Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le service d’épluchage d’asperges depuis 2021.
Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le service d’épluchage d’asperges depuis 2021.
« Nous vendons 20 % de notre production en direct, explique Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Après une location à 4 500 euros pour la saison (sur deux mois et demi environ), nous avons acquis une machine Solo A de Tenrit pour 24 000 euros. Nous voulions une machine pouvant peler différents calibres.
Lire aussi : S’équiper d’une éplucheuse à asperge pour développer les ventes directes
Il est difficile de chiffrer précisément l’augmentation mais la machine a fait progresser les ventes. À noter que nous vendons aussi des fraises sur cette période. La première année nous avions loué la machine 6 000 euros et nous avons vendu 6 tonnes épluchées au magasin. Maintenant, nous en vendons 10 tonnes environ. Nous avons constaté une fréquentation du magasin en hausse de 10 % la première année et elle continue d’augmenter depuis.
Cet investissement nous permet de valoriser les petits calibres, difficiles à écouler si les clients doivent les éplucher à la main. Là ils partent avec des asperges épluchées et peuvent en mettre 5 à 6 voire plus par assiette. Les gros calibres partent pour l’export. Proposer l’épluchage permet de gagner des nouveaux clients car certains nous disent qu’ils ne savaient pas qu’il faut les éplucher.
Pour financer l’achat de la machine et le temps passé, le prix au kilo des asperges épluchées est augmenté de 1 euro. Au départ, on pensait mettre la machine en libre-service, et rendre les gens autonomes mais c’est compliqué. Les gens n’osent pas l’utiliser eux-mêmes. On a une salariée qui gère. Nous limitons l’épluchage par acheteur à 4 ou 5 kilos parce que certains achètent pour faire des conserves mais ça nous prendrait trop de temps de gérer ces gros volumes.
Le fonctionnement est simple. La machine se branche sur une prise normale, avec un point d’eau à proximité. Le matin il faut changer l’eau, vider les épluchures régulièrement. Avec notre terroir sableux qui use les couteaux, il faut compter 3 jeux de couteaux pour deux saisons.
Les clients peuvent voir la machine fonctionner. Ça plaît. Ça permet de toucher une autre clientèle, de fidéliser mais il faut du travail, du temps et de la pédagogie. »