Deux-Sèvres : « Dans nos vergers, le biocontrôle nous aide à préserver les auxiliaires et maîtriser les ravageurs »

- - 3 min
« Le biocontrôle étant assez coûteux et l’enjeu étant important, nous n’utilisons que des produits à l’efficacité démontrée », précise Stéphanie Habasque, responsable de production de Bocapom. Crédits : © Bocapom

« Les auxiliaires naturels sont essentiels pour lutter contre les ravageurs, note Stéphanie Habasque, responsable production de Bocapom, qui cultive 130 hectares de pommes et 10 hectares de poires dans les Deux-Sèvres. Nous cherchons donc à les favoriser et limitons notamment les insecticides généralistes. Le biocontrôle est un levier pour maîtriser les ravageurs tout en limitant les insecticides. » Contre le carpocapse, la confusion sexuelle et deux nichoirs à mésange par hectare sont déployés sur tout le verger.

Lire aussi : Biocontrôle, des solutions en évolution

À l’automne 2025, Bocapom a aussi apporté sur 15 hectares des nématodes qui parasitent les larves de carpocapse. « Nous les apportons avec un pulvérisateur à buses orientables, qui cible le bas des arbres et le sol. Le sol doit être bien humide, il faut de la pluie les jours à suivre et la température ne doit pas descendre sous 10 °C », décrit la responsable.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

témoignage
Suivi
Suivre
Deux-Sèvres
Suivi
Suivre

Combiner plusieurs leviers

Bocapom utilise aussi Naturalis, acaricide à base d’un champignon entomopathogène. « Depuis dix ans, nous limitons les acaricides qui tuent aussi Aphelinus mali, guêpe parasitoïde du puceron lanigère qui suffit en général à maîtriser ce puceron. Nous regardons s’il y a assez de prédateurs des acariens. Et si besoin, nous appliquons Naturalis », détaille Stéphanie Habasque.

Le plus gros souci est la maîtrise du puceron cendré. « Nous avons planté des haies et faisons des semis entre rangs de féverole, trèfle, colza, moutarde, pour attirer les auxiliaires comme les syrphes tôt en saison. En 2025, nous avons aussi fait des lâchers de larves de chrysope. Nous avons observé beaucoup de pontes de chrysopes », complète-t-elle. Bocapom réalise aussi deux applications d’huile (Catane) pour étouffer les œufs de puceron et si besoin, depuis 2025, une application de Neemazal. Enfin, un produit à base d’ortie est pulvérisé depuis 2025 pour maîtriser les premiers pucerons. « Il est peu coûteux. Nous prévoyons trois applications en 2026 », indique la responsable. Autre levier, contre le psylle du poirier : l’application répétée d’argile, pour limiter les pontes, complétée par le semis entre rangs de couverts associant quinze à vingt espèces, pour attirer les auxiliaires.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires