1. Avec la hausse globale des températures lors des vendanges, Auguste Klein a souhaité en 2010 équiper son chai d’un système de refroidissement pour ses cuves. Les groupes de froid neufs étant relativement onéreux, il a opté pour un « système D » en partant d’un tank à lait d’occasion. Il a trouvé le sien, d’une puissance de 3,5 kW et d’une capacité de 1 700 litres, pour 500 euros. «Ces modèles sont conçus pour refroidir le liquide à 4 °C en quatre heures», précise-t-il.
2. Pour créer le circuit, le vigneron a commencé par installer à la sortie du tank à lait une pompe de jardin de 3 000 l/h. Il aurait pu garder celle existant pour le nettoyage automatique de la cuve, mais il la trouvait trop bruyante. Un simple tuyau d’arrosage est branché à la sortie de la pompe de jardin, qui va jusqu’au cœur du chai. Ce tuyau est piqué avec des raccords en T aux endroits où le circuit doit dériver vers les cuves. Les piquages pour les entrées et sorties sont sur le même tuyau, qui retourne ensuite vers le tank à lait.
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3. Trois de ses cuves sont équipées de drapeaux. Pour les autres, il a investi dans des tuyaux de refroidissements pour barriques (échangeurs tubulaires), qu’il plonge dans les cuves. Le vigneron arrive ainsi à réguler une dizaine de cuves de 40 à 70 hl. «En l’espace d’une nuit le moût atteint une quinzaine de degrés, illustre Auguste Klein. C’est efficace mais il ne faut pas non plus espérer arriver à de très basses températures ni gérer une situation où toutes les cuves s’emballeraient.»
4. Le vigneron n’a pas de tableau de régulation. Il gère donc les températures manuellement. Pour avoir une estimation plus rapide des valeurs, il a installé sur ses cuves inox des bandes thermomètre autocollantes pour aquarium.