Equarrissage : selon la ministre de l’Agriculture, la situation est restée « sous contrôle » pendant la canicule
Lors d’une audience au Sénat, le 7 juillet 2026 portant sur la gestion par le gouvernement de l’épisode caniculaire, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture a assuré que la situation sanitaire avait été maîtrisée malgré l’ampleur de la crise.
Lors d’une audience au Sénat, le 7 juillet 2026 portant sur la gestion par le gouvernement de l’épisode caniculaire, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture a assuré que la situation sanitaire avait été maîtrisée malgré l’ampleur de la crise.
« Malgré l'ampleur inédite de la crise, la situation est demeurée sous contrôle », a affirmé Annie Genevard au sujet de la question de l’équarrissage pendant la canicule de fin juin 2026. La ministre de l’Agriculture répondait, le 7 juillet 2026, aux sénateurs dans une audience de la commission des affaires sociales et de celle du développement durable, sur la gestion par le gouvernement de l’épisode caniculaire.
Près de 10 000 tonnes d'animaux morts ont été prises en charge par l'État
Dans son bilan dressé devant les membres des commissions, Annie Genevard avance un total de 9 127 tonnes d’animaux morts liés à la chaleur en particulier dans les élevages avicoles. Cette surmortalité est concentrée en particulier dans les régions du Grand Ouest et de Bretagne représentant « plus des deux tiers des volumes ». La perte de potentiel de production de volaille « reste à ce stade limitée » à environ 1% de la production annuelle nationale, a confirmé la ministre. Néanmoins, « il n'y a eu aucune rupture durable de la chaîne d’équarrissage et aucun risque sanitaire majeur identifié », a-t-elle assuré.
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Un système d’équarrissage en baisse de capacités nationales de traitement
La ministre a ensuite répondu à une question du sénateur breton Simon Uzenat, mentionnant les conclusions d’un rapport du CGAER de 2023 qui pointait « un risque d'embolie d'un secteur qui est essentiellement géré par le privé, avec une extrême concentration des acteurs et une baisse des capacités nationales de traitement ». Selon Annie Genevard, « ce n'est pas seulement la question de la disponibilité de la ressource en équarrissage […], [les équarisseurs] ont fait leur travail ». « On a eu un problème avec la volaille parce qu'avec la chaleur, elle est devenue très rapidement liquide et donc insusceptible d'être équarrie dans une usine d'équarrissage. Il fallait enfouir ou incinérer », développe-t-elle.
Que tirer de cette crise ? Pour la ministre, il faut, avant tout « éviter la mortalité ». Sur ce dernier point, elle évoque l’adaptation des bâtiments avec, notamment, un « dispositif de prêts garantis par BPI avec un épaulement financier de l'État pour l'ingénierie, pour brumiser, installer des brumisateurs et des ventilateurs ».
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