Défaillances d’entreprise au deuxième trimestre 2026 : une nette hausse pour l’agriculture, le secteur des cultures particulièrement touché
Une étude des défaillances et sauvegardes des entreprises en France au deuxième trimestre 2026, réalisée par Altares et publiée le 16 juillet, montre que le secteur agricole souffre de plus en plus.
Une étude des défaillances et sauvegardes des entreprises en France au deuxième trimestre 2026, réalisée par Altares et publiée le 16 juillet, montre que le secteur agricole souffre de plus en plus.
Le secteur agricole enregistre une nette hausse des défaillances au deuxième trimestre 2026 : 444 procédures, soit une augmentation de 21 % sur un an, c’est ce que révèle une étude des défaillances et sauvegardes des entreprises en France au deuxième trimestre 2026, publiée le 16 juillet par Altares. Les fragilisations les plus marquées se concentrent sur les activités de culture. Au total, ce secteur enregistre 263 défaillances, en hausse de 28 % sur un an. Deux activités portent l’essentiel de cette augmentation : la vigne (81 procédures, + 16 %) et les céréales (+ 43 %). En ce qui concerne l’élevage, la hausse est plus contenue : 121 défaillances recensées au deuxième trimestre 2026, soit + 12 %. Les tensions progressent dans l’élevage de vaches laitières (+ 38 %) après un bon deuxième trimestre 2025, et plus nettement dans l’élevage d’ovins et de caprins (+ 46 %). En revanche, les défaillances se replient dans l’élevage de volailles (- 44 %).
Les très petites et jeunes entreprises particulièrement touchées
Les mauvais chiffres de l’agriculture font écho à la situation générale française qui se dégrade au deuxième trimestre. Avec 17 486 procédures ouvertes, en hausse de 5,4 % sur un an, le deuxième trimestre confirme le niveau élevé de défaillances en France. Depuis le début de l’année, 37 700 entreprises sont tombées dont les deux tiers directement en liquidation, soit 1 500 de plus par rapport à la même période 2025. Les difficultés frappent plus particulièrement les très petites et les jeunes entreprises, contribuant à modérer l’impact social de la hausse des défauts : le nombre d’emplois menacés recule de 9,5 % sur un an et concerne désormais 58 830 salariés.
« Les épisodes successifs de canicule pourraient encore accentuer le ralentissement »
« L’économie française résiste mais s’essouffle. Les prévisions de croissance s’orientent désormais sur un taux de + 0,7 %, un scénario incompatible avec un reflux des défaillances d’entreprises. Les épisodes successifs de canicule pourraient encore accentuer le ralentissement en pesant sur la consommation, la productivité et les secteurs particulièrement exposés. Face à une demande atone et à des coûts d’exploitation toujours élevés, les entreprises mobilisent davantage leurs ressources de trésorerie », explique notamment Thierry Millon, directeur des études Altares.
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