Prévoir une chèvrerie évolutive

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[A REFAIRE] Besoins climatiques pour les caprins Crédits : © CA Midi-Pyrénées/Idele
LUMINEUSE, FONCTIONNELLE, aérée, pratique, spacieuse, la chèvrerie se doit aussi d’être évolutive. Crédits : © D. Hardy

En élevage de petits ruminants, le bâtiment est utilisé durant de nombreuses années. Même si des aménagements ou des modifications sont réalisés régulièrement, la conception d’une chèvrerie doit permettre ces évolutions tout en répondant aux besoins de l’éleveur et de son troupeau. Les besoins en bâtiment dépendent principalement du système de production. Il est impératif de définir l’aménagement intérieur (largeur des aires paillées et du couloir) avant de s’intéresser au type de bâtiment ou de structure qui protégera cet aménagement. Pour loger les animaux dans de bonnes conditions, on peut se référer aux recommandations dans le tableau ci-dessous. Si la conception des bâtiments doit assurer le confort des animaux, il doit aussi assurer celui de l’éleveur. Travailler dans des conditions agréables (luminosité, ambiance…), réduire les tâches (transport de charges…) et postures pénibles (hauteur de quai de traite adaptée, passage de portes…) est un gage de longévité de la carrière de l’éleveur.

Un couloir de 1,2 m de large laisse passer un homme pour surveiller ou intervenir ponctuellement sur les animaux. Pour distribuer les fourrages à la main ou à l’aide d’un quad, il faut prévoir une largeur de couloir supérieure de 1 m à celle d’une botte, soit environ 2 m. Si l’on veut mécaniser et pouvoir passer avec une auto-chargeuse, une désileuse ou une dérouleuse, il faut alors prévoir une largeur de 4 à 4,5 m.

Aérer sans courant d’air en fonction des vents dominants

La maîtrise de l’ambiance du bâtiment permet au troupeau d’exprimer son potentiel de production en prévenant un grand nombre de pathologies. On cherche par exemple à évacuer l’humidité qui est un facteur favorisant les affections respiratoires. Les besoins climatiques des animaux sont à intégrer dans le dimensionnement de la ventilation. On estime que les jeunes chevreaux seront dans une situation confortable entre 8 et 25 °C et les chèvres de 0 à 25 °C (voir graphique).

L’orientation du bâtiment, par rapport au soleil ou au vent dominant, est un des facteurs qui favorise une bonne ambiance dans le bâtiment. Pour assurer une bonne ambiance, la recherche d’une aération efficace sans courant d’air sur les animaux est l’objectif essentiel, été comme hiver. Des entrées mais aussi des sorties d’air sont à prévoir. Ces aménagements sont à dimensionner en tenant compte de l’effectif des animaux en évitant toute surpopulation animale.

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Créer des microclimats en fonction des âges

Les besoins des animaux sont à considérer en fonction de leur âge. Or, dans un même bâtiment cohabitent souvent des animaux d’âge et donc de besoins différents. Il est possible de gérer ces situations en créant des microclimats dans des zones spécifiques. Par exemple, on peut créer une nurserie en ajoutant un faux plafond réduisant le volume, mais sans confiner la zone de vie des animaux.

Quoi qu’il en soit, la conception d’une bergerie ou d’une chèvrerie sera toujours un compromis entre les différentes fonctionnalités qu’un « bon » bâtiment devra assurer. Mais, il reste important de choisir une construction qui permet d’évoluer en fonction de nouveaux besoins : accroissement du cheptel, confort de travail, modification de la mécanisation…

Vient de paraître

Nouvelles architectures agricoles

L’architecture des bâtiments agricoles se déride et imagine de nouvelles formes. L’épais ouvrage Nouvelles architectures agricoles rappelle les grands principes de l’architecture, de l’urbanisme et du bâtiment, tant du point de vue technique, réglementaire et agronomique que du point de vue environnemental et paysager. Pour compléter cet ouvrage pointu, 23 études de cas présentent des réalisations récentes, dont cinq dans des fermes caprines (Savoie, Nord, Autriche, Alpes-de-Haute-Provence, Vienne). De nombreux schémas, plans et photos illustrent ce livre qui s’adresse plutôt aux architectes, aux maîtres d’ouvrage ou aux techniciens agricoles spécialisés.

336 pages – 59 € - Éditions du Moniteur
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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