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Le réchauffement va modifier la pousse de l’herbe

Le changement climatique modifie la dynamique de la pousse de l’herbe avec des printemps plus précoces, des sécheresses estivales plus marqués et une repousse automnale plus tardive. Exemple de changements dans le Lot et dans le Cher.

Le changement climatique se traduit par une augmentation des températures à l’échelle globale comme au niveau local, mais aussi par des modifications de la fréquence et de l’intensité de certains aléas climatiques. Ainsi, dans le Lot, la station Météo France de Gourdon a observé une augmentation de +2,5 °C en 2023 par rapport aux références de 1961 à 1990. Selon le scénario le plus pessimiste du Giec, aujourd’hui hélas considéré comme le plus réaliste, il est prévu que la température augmente encore de +2,5 °C d’ici 2050 et de +4 °C d’ici 2100 par rapport aux références. Le climat lotois ressemblera alors plus à un climat méditerranéen.

Démarrage plus précoce des prairies

<em class="placeholder">Évolution de la pousse d’une prairie dans le Cher (en kg de MS/ha/j)</em>

La pluviométrie restera en moyenne similaire à 900 mm, mais cela cache une grande variabilité annuelle, avec des précipitations oscillant entre 500 et 1 500 millimètres selon les années. À l’échelle des saisons, on aura significativement plus d’eau disponible en hiver et moins d’eau disponible en été. Le printemps et l’automne n’ont pas de tendance marquée mais cela cache des évènements extrêmes. De ce fait, la croissance de l’herbe sera modifiée au cours de l’année. Le démarrage sera plus précoce avec davantage d’herbe disponible au printemps. Mais l’arrêt de la pousse estivale sera aussi plus précoce (d’une vingtaine de jours) et sera plus marqué. La repousse d’automne aura potentiellement lieu plus tard.

Plus d’étés secs

On devrait ainsi observer plus d’années avec des étés et des automnes secs avec seulement une petite repousse d’automne mais tard dans la saison. De même, la fréquence devrait augmenter pour les années avec printemps pluvieux qui empêche les récoltes de fourrage de qualité au printemps, suivi d’un été sec. A contrario, les années à été sec et repousse d’automne abondante devraient se faire plus rare. Il en est de même pour les années poussantes dont la fréquence d’apparition diminuera d’ici la fin du siècle.

Lire aussi : Ces éleveurs s’adaptent au changement climatique

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