Aller au contenu principal

Le prix du lait de chèvre est resté stable au deuxième trimestre 2025

Au deuxième trimestre 2025, le prix de base du lait de chèvre affiche une très légère hausse. Les taux élevés au premier trimestre se sont stabilisés sous l’effet de la progression de la production avant de chuter en juin. En Espagne, le prix du lait a retrouvé des couleurs tandis qu’il s’est stabilisé aux Pays-Bas.

<em class="placeholder">traite des chèvres</em>
Les taux ont baissé progressivement à partir d'avril, au fur et à mesure de la reprise laitière.
© D. Hardy
<em class="placeholder">Prix moyen payé du lait de chèvre</em>

À 832 euros les 1 000 litres au deuxième trimestre 2025, le prix moyen payé aux producteurs de lait de chèvre français est supérieur de 1 euro à son niveau de 2024 et de 11 euros à 2023. Cette stabilité du prix payé découle du maintien du prix de base et des taux en légère hausse jusqu’à mai. En juin, les taux ont baissé avec l’envol de la production laitière et la forte hausse des températures. Le prix de base affiche une légère hausse à 765 euros les 1 000 litres (+ 0,5 % par rapport à 2024).

Stabilisation de l’Ipampa

<em class="placeholder">Principaux postes de l&#039;Ipampa Lait de chèvre</em>

Dans le même temps, les charges en élevage caprin mesurées à travers l’Ipampa sont stables. Attention toutefois, les charges incluses dans l’Ipampa représentent 75 % environ du coût de production. Certaines charges non couvertes par l’Ipampa, telles que les travaux réalisés par des tiers, les fermages ou encore le coût de la main-d’œuvre, ont continué de progresser début 2025.

À l’indice 121 en juin, l’Ipampa lait de chèvre s’est stabilisé (+0,1 % sur un mois). Il reculait de 1,5 % sur un an. Dans le détail, le poste aliments achetés est à l’indice 120, soit -0,5 % par rapport à mai 2025 et -2,5 % sur un an. Le poste énergie et lubrifiant reste très volatil avec +3,6 % sur un mois, et -13 % sur un an. Enfin, les frais généraux sont en légère augmentation de 0,3 % sur un mois et 1,9 % sur un an.

Baisse du taux de matière grasse au second trimestre

L’évolution des taux au cours du premier semestre 2025 est en deux temps. Tout d’abord, une hausse par rapport à 2024, grâce à la concentration de la matière utile liée aux faibles volumes produits. Puis, à partir d’avril, une baisse progressive au fur et à mesure de la hausse de production laitière. En moyenne sur le second trimestre 2025, la quantité de matière grasse dans le lait a diminué par rapport à l’année précédente et la matière protéique est stable.

La moyenne nationale du taux butyreux au deuxième trimestre se situe à 37,9 grammes par litre, soit -0,9 % par rapport à 2024. Le taux protéique est en légère hausse avec une moyenne trimestrielle qui s’est établie à 33,7 grammes par litre (+0,1 % par rapport à 2024). L'augmentation de production en juin et les fortes chaleurs ont réduit la concentration de matière utile dans le lait.

Hausse du prix en Espagne, stabilisation aux Pays-Bas

Chez nos voisins espagnols le prix payé est en hausse après plus d’un an de recul. Il est à 893 euros les 1 000 litres en juin, soit 5 % de plus qu’en juin 2024. Les syndicats de producteurs avaient alerté le gouvernement espagnol au cours de l’hiver et du printemps sur la crise traversée par la production laitière caprine. D’après les données du ministère de l’Agriculture espagnol, la collecte n’affiche un retrait que de 3 % en juin, et sur le premier semestre 2025, le recul des livraisons est de 6 % en cumul. Aux Pays-Bas, la baisse du prix semble enrayée et le prix de juin est, comme en 2024, à 690 euros les 1 000 litres.

Rédaction Réussir

Les plus lus

Image générée par l'IA représentant des chèvres au long cou
Des chèvres croisées avec des girafes pour anticiper le réchauffement climatique
Les généticiens de l’Inrae et de Capgènes, en partenariat avec le zoo de Beauval, ont créé expérimentalement des chèvres croisées…
<em class="placeholder">Guillaume, Isabelle et Alain Durand valorisent l’espace et le lait post-colostral en engraissant 240 chevreaux chaque année.</em>
« Nous engraissons 240 chevreaux chaque année »
L’EARL Le Chêne Goirand valorise l’espace disponible et le lait post-colostral pour engraisser 240 chevreaux chaque année.
<em class="placeholder">Florence, l&#039;éleveuse de chèvres des Hautes-Alpes, prise en photo de dos</em>
« Mon élevage de chèvres a été contrôlé 13 fois en huit ans »
Florence (1), éleveuse de chèvres en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, subit un acharnement administratif et son élevage caprin a été…
<em class="placeholder">Chèvres alpines en Haute-Savoie</em>
Un concours d’astuce d’éleveurs de chèvre en Auvergne-Rhône-Alpe et Provence-Alpes-Côte d’Azur
L’Anicap Aura-Paca lance le concours « Trouvailles de chevrier » pour valoriser les innovations des éleveurs…
<em class="placeholder">Chèvres alpines à l&#039;extérieur </em>
Le diagnostic climatique des élevages caprins
Émetteur de gaz à effet de serre, l’élevage caprin est concerné par l’effort de réduction des émissions. Cap’2ER permet d’…
<em class="placeholder">Chauffeur ramasseur de lait au dessus d&#039;un tank à lait de chèvre</em>
L’interprofession lait de chèvre se projette à dix ans
L’Anicap, l’interprofession caprine, a répondu aux conférences de souveraineté alimentaire en se projetant dans une croissance de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre