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Les abattages de gros bovins allaitants bio ont progressé de 8 % en 2019

L'observatoire des viandes bio d'Interbev présente un bilan de l'année 2019. La progression des abattages de gros bovins a pu couvrir une demande dynamique. La croissance est portée par les vaches allaitantes, les veaux rosés trouvent leur place petit à petit.

rayon viande bovine bio grande distribution Leclerc
© F.Alteroche

L'observatoire des viandes bio d'Interbev annonce qu'en cinq ans, la production française toutes espèces confondues de viandes bio a pratiquement doublé. Elle est passée de 27 498 tonnes en 2014 à 53 629 tonnes en 2019. "L'ambition du plan de filière à l'horizon 2022 se concrétise" se réjouit Interbev Viandes Bio.

Une belle progression des ventes s'est opérée sur l'année 2019, notamment en restauration hors domicile . "Les actions engagées par la filière dans ce secteur depuis 2017 commencent à porter leurs fruits."

En ce qui concerne les gros bovins allaitants, les abattages ont progressé en tonnage de 8 % entre 2018 et 2019, avec 17 544 tonnes (tous circuits de distribution). C'est la même dynamique pour les gros bovins laitiers (+ 8 %, avec 11 192 tonnes). La progression est bien plus forte pour les porcins, avec 32 % de tonnage en plus sur l'année 2019 (19 795 tonnes).

 

evolution abattages viande bio issue du troupeau allaitant

 

La croissance des abattages de gros bovins a pu couvrir sur l'année 2019 une demande dynamique. "Grâce aux concertations et engagements pris entre les différents acteurs de la filière, les opérateurs ont pu s'organiser pour conserver les parts de marché acquises avec les partenaires de la distribution. Cela a notamment été le cas pour les boeufs." Depuis 2015, ce sont les vaches qui portent dans les troupeaux allaitants ce développement de production. 

Les volumes de steak haché frais bio ont augmenté en 2019 de 11 % en volume, et de 10 % en valeur par rapport à 2018. Les opérateurs des filières viandes bio insistent sur l'importance de toujours diversifier les gammes de viande, pour valoriser tous les types et toutes les catégories d'animaux. "La problématique de valorisation des pièces nobles persiste et la dynamique s'appuie surtout sur les viandes hachées et les produits élaborés."  

"Les veaux rosés trouvent leur place petit à petit" explique d'autre part Interbev Viandes Bio. "La dynamique engagée en 2017 se poursuit en 2019. La restauration collective a progressé et certains marchés se sont ouverts sur des produits élaborés, quand le rayon traditionnel restait demandeur."  Les volumes ont augmenté de 7 % en volume sur l'année 2019 en atteignant 3 237 téc.

Lire aussi notre dossier : La viande bovine bio ignore la crise

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