Nouvelle-Aquitaine : Un fonds de soutien pour l'engraissement de jeunes bovins
En Nouvelle-Aquitaine, le lancement d'un fonds pour soutenir le développement de l'engraissement de jeunes bovins est annoncé. Financé à 49 % par la région et 51 % par les organisations de producteurs, il alimentera des prêts de 2000 euros par place d'engraissement créée.
En Nouvelle-Aquitaine, le lancement d'un fonds pour soutenir le développement de l'engraissement de jeunes bovins est annoncé. Financé à 49 % par la région et 51 % par les organisations de producteurs, il alimentera des prêts de 2000 euros par place d'engraissement créée.
Le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine annonce, à l'occasion du salon régional de l'agriculture à Bordeaux, qu'elle abonde, aux côtés des organisations de producteurs, un fonds pour favoriser l’engraissement de jeunes bovins sur le territoire néo-aquitain. La contribution de la Région s’élève à 490 000 euros « pour viser une structuration globale de la filière et la relocalisation de la valeur ajoutée sur le territoire », présente un communiqué.
« Le fonds permettra d’octroyer des prêts remboursables en trois ans, d’un montant de 2000 euros par place d’engraissement créée. Il est ouvert aux vingt-quatre organisations de producteurs de la région Nouvelle-Aquitaine, commerciales et non commerciales », explique Marie Guilbert, directrice d’Interbev Nouvelle-Aquitaine. Quand une organisation de producteurs mobilisera un euro, un euro supplémentaire de financement par la région pourra être demandé (1). Sur les fonds de la région sera appliqué un taux zéro et les organisations de producteurs appliqueront des conditions de prêt qui leur sont propres. La chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine gèrera les dossiers et les flux entre la région, les organisations de producteurs et les éleveurs.
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L’enveloppe totale d’un million d’euros correspond au financement à taux zéro de la création de 500 places d’engraissement sur trois ans, mais le fonds se reconstituant au fur-et-à-mesure des remboursements, l’objectif est bien d’en soutenir beaucoup plus avec un fonctionnement pérenne.
Les nouvelles places d’engraissement pourront concerner des mâles ou des femelles qui devront faire l’objet d’une contractualisation amont aval.
C’est La Coopération agricole qui est à l’origine de cette initiative. « Interbev a rebondit sur cette proposition, qui cadre avec le plan de souveraineté que l’on décline à l’échelle de notre région », indique Jean-Bernard Sallat, éleveur en Charente et président d’Interbev Nouvelle-Aquitaine. « Nous avons perdu 10 % des effectifs de vaches allaitantes en deux ans dans la région. La création de nouvelles places d’engraissement représente une opportunité pour ramener de la valeur ajoutée aussi bien en zones d’élevage qu’en zones intermédiaires. »
La région Auvergne-Rhône-Alpes avait ouvert de nouveaux fonds sur d’autres modalités pour le soutien de l'engraissement pour la période 2023-2027. La région Bourgogne-Franche-Comté a déployé elle aussi un plan de relance pour la période 2024-2027.
(1) en détail, le financement sera à 49 % par la région et 51 % par les OP.
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