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Jeunes bovins : une baisse saisonnière des cours s’est enclenchée avec retard

En France, les cotations des jeunes bovins ont entamé une baisse saisonnière. La consommation de viande de jeune bovin est freinée par l’inflation sur la plupart des marchés européens. Le marché reste cependant relativement fluide grâce à une offre réduite d'après l'Institut de l'Elevage.

© S.Bourgeois

En France, une baisse saisonnière des cours s’est enclenchée pour les jeunes bovins « avec retard, dans le sillage des prix italiens », analyse l’Institut de l’Elevage dans sa lettre mensuelle de conjoncture Tendances.

« La concurrence à bas prix des viandes polonaises et allemandes sur les marchés export oblige par ailleurs les opérateurs français à concéder des baisses de prix à la vente. »

 

L’offre est toutefois globalement réduite sur le marché européen, ce qui permet de soutenir les cotations et au marché de rester "relativement fluide".

En Italie, les abattages de jeunes bovins restent 11 % pour les femelles et 22 % pour les mâles en dessous de leur niveau de 2022 - un niveau maintenu à peu près depuis le début de l’année 2023, en raison de mises en place prudentes à l’automne dernier. "C'est un recul inédit ".

Face aux difficultés économiques, les achats de viande bovine par les ménages sont en baisse de 6 % sur le premier trimestre 2023 par rapport à 2022 d'après Nielsen. Mais au bilan, les cotations des mâles Charolais en Italie sont sur une courbe classique : elles poursuivent leur baisse saisonnière en restant au-dessus de leur niveau de 2022 à la même période (+4 %) et très au-dessus du niveau de 2021 (+39 %).

En Allemagne, les cours se stabilisent après avoir dégringolé depuis le début de l’année en raison d’une demande « poussive ». Ils se retrouvent maintenant au niveau de ceux de la même période l’année dernière pour les jeunes bovins R et O.  Les achats de viande bovine piéçée ont chuté de 22 % par rapport à 2022 d’après le panel GFK, rapporte l’Institut de l’Elevage. Les abattages sont 2 % en-dessous de leur niveau de la même période en 2022.

En Espagne également, le marché des jeunes bovins est « peu dynamique en raison de la perte de pouvoir d’achat  national, et concurrencé par les origines Pologne et Allemagne sur les marchés d’ export » explique l’Institut de l’Elevage. Les cours de jeunes bovins U ont perdu quelques centimes en mai et se situent 9 % au-dessus de 2022 pour les R et 6 % pour les R.

En Pologne, la courbe des cotations des jeunes bovins R oscille depuis le début de l’année autour de celle de 2022, à niveau élevé.

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