Aller au contenu principal

La viande « laitière » assure l’essentiel des importations

Les importations françaises de viande bovine affichent un léger recul côté tonnage et demeurent principalement destinées à la transformation et à la restauration hors domicile. 

En 2007, la France avait importé pratiquement 400 000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine. Sept ans plus tard, ces importations étaient en recul de 50 000 tonnes. « Ce repli s’explique à la fois par une consommation française morose et par la baisse des exportations (notamment vers la Grèce) qui a laissé sur le marché d’importantes quantités de viande »; explique l’Institut de l’élevage dans un récent rapport intitulé « Où va le bœuf ? ».

D’après ce document, ces viandes proviennent essentiellement d’autres pays de l’Union européenne. L'origine "pays tiers" est trés limitée côté tonnage. « Les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Irlande s’imposent comme les premiers fournisseurs de la France, avec respectivement 23%,19% et 17% des volumes importés. » Le fait le plus marquant de ces dernières années est la progression des parts de marché prises par la viande polonaise. Elles ne totalisaient l’an dernier que 6% du total, mais sont en progression sensible dans la mesure où elles n’apparaissaient pas dans les statistiques au début des années 2000.

Transformation et restauration hors domicile comme principaux débouchés

Quelle que soit sa provenance, cette viande importée est essentiellement issue de femelles laitières. Elle est majoritairement utilisée par le secteur de la transformation et celui de la restauration hors domicile. Ce constat s’explique en partie par les caractéristiques de l’offre. Le cheptel bovin européen est composé de deux tiers de laitières pour un tiers d’allaitantes. Les disponibilités sont donc majoritairement le fait d’animaux issus de cheptels traits. La part prépondérante de la viande « laitière » dans les importations françaises découle également des priorités données par les acteurs de l’aval pour leurs achats. L’évolution des habitudes de consommation et la hausse de la demande pour les viandes hachées a incité les opérateurs à européaniser leur approvisionnement de façon à pouvoir bénéficier de tarifs attractifs pour répondre à la hausse de la demande intérieure en viande transformée.

Prix et poids des portions

Mais l’aspect prix n’est pas le seul argument. Les viandes importées permettent également une meilleure adéquation entre l’offre et la demande pour ce qui est des caractéristiques du produit. « Les importations compensent le manque de viande à griller sur le marché français, notamment en été. Elles satisfont une demande émanant en particulier de la restauration hors domicile, pour du catégoriel d’aloyau, de couleur rouge soutenu et de grammage limité, où les priorités absolues sont le prix et le poids de la portion, avant l’origine de la viande. Contrairement à l’offre française de vaches allaitantes (grammage élevés, faible disponibilité en catégoriel) et de taurillon (viande trop claire), la viande de vaches laitières européenne répond à l’ensemble de ces critères. »

Les artisans bouchers ont aussi parfois recours à de la viande de femelles importée. Cela concerne alors essentiellement des flux commerciaux transfrontaliers : Piémontaise sur la Côte d’azur, Blanc bleu dans le Nord et le long de la frontière Belge. "Plus marginalement, quelques boucheries haut de gamme de centre-ville peuvent aussi proposer des viandes de races anglosaxonnes en provenance des îles britanniques." 

Les plus lus

<em class="placeholder">éleveurs conseiller stabulation limousines</em>
Gaec du Limousin : « Nous avons toujours gagné plus avec l’élevage qu’avec les cultures »

En Meurthe-et-Moselle, les deux associés du Gaec du Limousin combinent efficacité technique et autonomie alimentaire pour…

<em class="placeholder">bâtiment veaux sous la mère limousines EARL de la Petrenne</em>
Veaux sous la mère : « La salle de tétée avec logettes et cases à veaux alternées est très fonctionnelle »
En Dordogne, le bâtiment pour veaux sous la mère de Marie-France et Emmanuel Jarry du Gaec De La Petrenne était un prototype…
<em class="placeholder">Parc de contention par Jourdain et Maréchalle Pesage</em>
« Notre parc de contention a été conçu pour intervenir seul avec les vaches »
Au Gaec Dehail dans l’Orne, veaux et vaches blondes d’Aquitaine sont triés, pesés, soignés et chargés dans le confort et la…
salon de l'agriculture concours général agricole limousine
Salon de l’agriculture 2026 : les races Limousine, Salers, Charolaise, Blanc Bleu, Aubrac, Blonde d'Aquitaine, Rouge des Prés, Parthenaise, Bazaadaise et Gasconne des Pyrénées annulent leur participation

Il n'y aura pas de bovins limousins au Salon de l'agriculture 2026. La Salers, la Charolaise, la Blanc Bleu, la Blonde d'…

<em class="placeholder">jeune taureau limousin pour production veaux sous la mère précocité</em>
Philippe Taurisson, éleveur en Corrèze : « Trente ans de sélection en limousine pour l’élevage de veaux sous la mère »

Philippe Taurisson, éleveur en Corrèze, mène depuis plus de trente ans un travail de sélection en race limousine pour la…

<em class="placeholder">éleveur charolaises stabulation téléphone</em>
Elevage bovins viande : Quand le travail déborde, concilier vie personnelle et vie professionnelle

La perméabilité des différentes sphères de la vie est une caractéristique des professions agricoles, à laquelle l’élevage…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande