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Installation : la faible rentabilité du capital investi

Les revenus dégagés par les systèmes allaitants sont bien modestes. L’importance du capital nécessaire et surtout sa faible rentabilité aggravent ce phénomène. Des données issues du réseau Inosys aident à chiffrer ces évolutions.

Philippe Dimon "L'analyse sur dix ans d'un échantillon constant de 124 exploitations suivies dans le cadre du dispositif Inosys - réseaux d'élevage a permis de mieux chiffrer les évolutions constatées entre 2005 et 2015 dans les fermes spécialisées dans la conduite d'un cheptel allaitant.
© F.Alteroche

Pour avoir envie de s’installer, la passion ne fait pas tout. Il faut d’abord avoir la possibilité de dégager du revenu. Les élevages allaitants français sont de dimension toujours plus importante. Même si cet accroissement s’est traduit par une hausse de la productivité/unité de main-d’œuvre, le revenu n’a pas suivi dans les mêmes proportions. Pour chiffrer ces évolutions, l’Institut de l’élevage a analysé 10 années d’évolution des trajectoires pour 124 élevages allaitants suivis sur l’ensemble du territoire dans le cadre du dispositif Inosys – réseau d’élevage bovin (1). Ce travail a été mené sur la période 2005-2015, autant d’années compliquées, marquées par une succession de crises, qu’elles soient sanitaires (FCO, Schmallenberg), économiques (hausse du prix des matières premières, crise laitière dérégulant le marché de la viande…), climatiques (sécheresse…) ou réglementaires (réformes de la PAC…).

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