Aller au contenu principal

Elivia en difficulté

Le site d’Eloyes, dans les Vosges, et celui du Mans ferment. Elivia présente son projet pour retrouver son équilibre et repositionner son offre d’ici 2020.

Le 24 janvier, Elivia a annoncé son projet de fermeture des sites d’Eloyes et du Mans. La direction a fait des propositions concrètes pour favoriser les discussions avec les partenaires sociaux et un accord de méthode a été signé le 13 février entre direction et organisations syndicales. Ce type d’accord permet d’aller au-delà de la réglementation pour favoriser les discussions. Au total, 90 salariés sont concernés.

« Les difficultés rencontrées par l’entreprise ont de multiples causes : la décroissance de la consommation de viande bovine, la forte compétition entre opérateurs, et la structure du marché. Aujourd’hui, la grande distribution qui mène une perpétuelle guerre des prix représente 70 % de nos débouchés » explique Elivia. Pour faire face, l'entreprise spécialise et rénove ses sites. Le plan d’investissement engagé depuis plusieurs années porte sur environ 70 millions d’euros. Son point fort était les pièces découpées, et Elivia s’adapte à l’évolution des modes de consommation et s’oriente sur de nouveaux types de produits. Le site du Lion d’Angers est aussi l’un des deux outils français agréés pour exporter en Chine. Cette annonce de fermeture de deux sites s’inscrit dans un repositionnement plus global d’Elivia. « Nous avons réduit les pertes de moitié entre 2017 et 2018, mais il reste 10 millions d’euros à économiser. Il a été décidé de fermer deux sites pour rationaliser le fonctionnement de l’entreprise. »

Environ 400 éleveurs en vente directe impactés pour la production de steaks hachés surgelés

Le site d’Eloyes dans les Vosges a été choisi car il a les coûts logistiques les plus élevés. Elivia dispose d’un autre site à cinquante kilomètres, à Mirecourt. Le site d’Eloyes produit en particulier des steaks hachés surgelés. Environ 400 éleveurs travaillant en vente directe sont concernés. Elivia s’est engagé à poursuivre la prestation pour la vente directe jusqu’en décembre 2019 aux mêmes coûts qu’actuellement. C’est une solution provisoire – la viande sera traitée en Normandie -  mais Elivia a mandaté le cabinet Altedia, spécialisé dans la revitalisation des sites industriels, afin d’accompagner l’entreprise dans la recherche de repreneurs. « Elivia étudiera avec les porteurs de projets toutes les propositions qui lui parviendront, et ce dans l’intérêt exclusif de la consolidation du maximum d’emplois et de la continuité de l’activité de prestations aux services des producteurs régionaux. »

La chambre d’agriculture des Vosges, en partenariat avec la FDSEA et JA, a décidé d'organiser un tour de table réunissant les interlocuteurs de la filière locale afin d'étudier les différents scenarii économiquement acceptables pour la poursuite d'une activité répondant aux attentes des éleveurs en vente directe. Un recensement des besoins est proposé et une réunion est organisée le 6 mars 2019.

Pour ce qui concerne le site du Mans, l’impact pour les éleveurs n’est pas sensible. "Ce site a été choisi car sa zone de chalandise chevauche celle de site d’Alençon, qui a des activités similaires et est distant de 55km" explique Elivia.

L’industriel irlandais Dawn Meats détient actuellement 49 % du capital d’Elivia. « Rien ne bouge pour l’instant de ce côté-là. »

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment veaux sous la mère limousines EARL de la Petrenne</em>
Veaux sous la mère : « La salle de tétée avec logettes et cases à veaux alternées est très fonctionnelle »
En Dordogne, le bâtiment pour veaux sous la mère de Marie-France et Emmanuel Jarry du Gaec De La Petrenne était un prototype…
<em class="placeholder">jeune taureau limousin pour production veaux sous la mère précocité</em>
Philippe Taurisson, éleveur en Corrèze : « Trente ans de sélection en limousine pour l’élevage de veaux sous la mère »

Philippe Taurisson, éleveur en Corrèze, mène depuis plus de trente ans un travail de sélection en race limousine pour la…

<em class="placeholder">Parc de contention par Jourdain et Maréchalle Pesage</em>
« Notre parc de contention a été conçu pour intervenir seul avec les vaches »
Au Gaec Dehail dans l’Orne, veaux et vaches blondes d’Aquitaine sont triés, pesés, soignés et chargés dans le confort et la…
<em class="placeholder">Elevage de charolaises à la SCEA de Tameron, à Montillot dans l’Yonne</em>
Rations pour bovins viande : quel niveau de protéines faut-il viser ?

Bien doser les protéines des rations pour bovins viande n'est pas facile. Les risques pour les performances et la santé des…

<em class="placeholder">éleveurs prairies troupeau aubrac</em>
« Mon système naisseur en race aubrac est productif et herbager »

Dans le Finistère, Dominique Le Feunteun élève 60 vaches de race aubrac. Son système naisseur est très productif et bien…

salon de l'agriculture concours général agricole limousine
Salon de l’agriculture 2026 : les races Limousine, Salers, Charolaise, Blanc Bleu, Aubrac, Blonde d'Aquitaine, Rouge des Prés et Parthenaise annulent leur participation

Il n'y aura pas de bovins limousins au Salon de l'agriculture 2026. La Salers, la Charolaise, la Blanc Bleu, la Blonde d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande