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Carrefour lance un audit pour les abattoirs

Carrefour fera passer en 2019 un audit de protection animale à tous les abattoirs qui le fournissent en viande pour ses marques de distributeur. Le groupe leur demande par ailleurs d’installer des caméras. Industriels, grossistes et salariés se mobilisent pour faire valoir que "la protection animale à l'abattoir n'est pas une affaire de caméras."

enseigne Carrefour
© S.Bourgeois

Dans un communiqué du 16 janvier 2019, Carrefour annonce qu'il lance un audit de l'ensemble des abattoirs fournissant les marques Carrefour, Carrefour Bio, Reflets de France ainsi que les Filières Qualité Carrefour.

Une convention tripartite a été signée avec l’association Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA), qui a établi un cahier des charges à partir du référentiel de protection animale, et Bureau Veritas, qui réalisera les audits. "Quatre-vingt-quatre audits seront réalisés avant la fin de l’année 2019. Le premier a eu lieu le 20 décembre à l'abattoir de Limoges."

Par ailleurs, Carrefour demande à l’ensemble de ses fournisseurs d’équiper progressivement leurs abattoirs de caméras "Cette démarche vise à renforcer les contrôles déjà réalisés, et poursuivre la coopération que le groupe entretient depuis plus de trente avec ses fournisseurs et éleveurs." Un test est actuellement réalisé dans trois abattoirs de la coopérative bretonne Cooperl.

Une expérimentation des caméras dans les abattoirs est prévue, sur la base du volontariat, dans la loi Egalim, et un décret d'application, à paraître d'ici février ou mars, doit notamment préciser les catégories d'établissements concernés.

Mais quelques jours, après cette annonce de Carrefour, Culture Viande, Fedev, FGA-CFDT, FGTA-FO, FNAF-CGT, CFE-CGC Agro déclarent dans une tribune que "la protection animale à l'abattoir n'est pas une affaire de caméras ! c'est avant tout une question d'hommes, d'éthique, de formation et de professionnalisme." La protection animale est une priorité pour salariés et employeurs, mais elle ne peut servir de prétexte à la dégradation des conditions de travail. "Nous appelons donc à revenir au bon sens. Le savoir-faire, la rigueur, le développement de process toujours plus sécurisés et la conscience professionnelle sont au coeur du quotidien des salariés et des entreprises des viandes." 

 

 

 

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