Aller au contenu principal

Restauration collective : au Mans, une filière bovine ultracourte

Les cantines de la préfecture de la Sarthe ont fait confiance à l’élevage local et respectent leurs engagements Egalim. Pour la plus grande satisfaction des usagers.

Daniel Gras, directeur de la cuisine centrale de la ville du Mans et Anne-Marie Choisne, conseillère municipale déléguée - notamment - au développement des circuits ...
Daniel Gras, directeur de la cuisine centrale de la ville du Mans et Anne-Marie Choisne, conseillère municipale déléguée – notamment – au développement des circuits courts et à la restauration collective.
© Bruno Carlhian

Depuis 2020, la cuisine centrale de la ville du Mans, dans la Sarthe, s’approvisionne exclusivement pour son bœuf frais auprès d’une petite société de découpe, Qualiviandes 72, détenue par 13 éleveurs locaux (dont 10 de bovins allaitants). « Lorsque la société s’est installée en 2019 en périphérie de la ville, nous avons évalué les possibilités de nous fournir auprès d’eux », raconte Daniel Gras, le directeur de la cuisine qui prépare, en période scolaire, jusqu’à 11 000 repas par jour à destination de 70 sites, dont 65 % de scolaires. « À l’époque, la loi Egalim venait d’entrer en vigueur et la municipalité avait à cœur de répondre aux objectifs fixés par la loi en matière de produits durables et de qualité », dit-il.

Pour ce marché annuel renouvelable trois fois, le service de la mairie élabore un cahier des charges exigeant des viandes bovines de qualité minimum HVE2 (plusieurs éleveurs du réseau Qualiviandes étant engagés dans la démarche) et/ou Label rouge et exclut tout minimum de commande « ce qui favorise naturellement les opérateurs de proximité », précise Daniel Gras. Parmi les réponses à l’appel d’offres, la proposition de Qualiviandes respecte non seulement les critères, mais ressort en mieux-disant en matière de prix.

Lire aussi | Viande bovine : des assiettes à défendre en restauration collective

L’obtention du marché est loin d’être anodine pour un atelier qui vient de se créer. « Le contrat porte sur 12 tonnes de bourguignon et 6 tonnes de rôti par an, avec des commandes qui peuvent être ponctuellement très importantes », précise Daniel Gras. « Cela nous a amenés à mettre en place une organisation prévisionnelle, afin que l’entreprise ne soit pas prise de court. »

Au bout de quatre ans, le bilan est positif. Les rendements à la cuisson sont meilleurs et les usagers sont satisfaits. « C’est notamment apparu, lors d’une dégustation comparative que nous avons menée avec des enfants d’un centre de loisirs, au cours de laquelle les viandes Label sont ressorties nettement devant », se réjouit Anne-Marie Choisne, conseillère municipale déléguée – notamment – au développement des circuits courts et à la restauration collective. En outre, le contrat permet à la ville de garantir 100 % de ses approvisionnements en viande bovine de qualité et durable, contribuant à tenir, en 2023, l’objectif de 50 % de produits de qualité en 2023 dont 25 % de bio. À quelques mois du lancement d’un nouvel appel d’offres, la cuisine envisage le développement du vrac aux dépens du sous-vide pour diminuer le plastique et d’étendre la gamme de muscles (paleron, langue).

Les plus lus

<em class="placeholder">bâtiment limousines contention</em>
Astuce d’éleveur : « J’ai aménagé un box d’isolement entre deux barrières »
Stéphane Jacobi, éleveur de limousines en Moselle, a créé un box d’isolement entre deux barrières qui étaient là à l’origine pour…
<em class="placeholder">Taureau parmi les vaches pleines et suitées au Gaec de la Blonde, où la reproduction est conduite en monte naturelle.</em>
Elevage bovin : Bien comprendre la consanguinité
Présente dans tous les élevages, la consanguinité est un phénomène inévitable. Longtemps utilisée pour homogénéiser les animaux,…
agrivoltaïsme éleveur prairie
Agrivoltaïsme : Déjà un an de recul avec des limousines sous les panneaux dans la Vienne

Avec son démonstrateur agrivoltaïque de près de 5 000 m² dans la Vienne, la société Valeco veut prouver qu’il est…

<em class="placeholder">éleveur dans sa parcelle de switchgrass en deuxième année, Lot</em>
Élevage bovins viande : « Je cultive 1,8 ha de switchgrass pour compléter ma paille de céréales pour la litière »

Éleveur de limousines dans le Lot, Rémy Vermande récolte cet hiver pour la première fois son switchgrass (panic érigé) semé en…

race bovine Créole infographie
Élevage bovin dans les départements d’outre-mer : Des races taillées pour les tropiques

Dans les départements d’outre-mer, les choix génétiques des éleveurs pour la Brahman, les races créoles, les zébus et les…

Susana Ciscares, à la tête d'un troupeau de 70 vaches limousines. « Je ne suis pas 'écolo' mais j’aime travailler en harmonie avec la nature et j’estime aujourd’hui ...
Élevage bovins viande : « Je bénéficie de paiements pour services environnementaux »

Depuis 2018, les paiements pour services environnementaux (PSE) rémunèrent les modèles agricoles vertueux. L’Agence de l’eau…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site bovins viande
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière bovins viande
Consultez les revues bovins viande au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière bovins viande