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Déclaration d’impôt 2026 sur les revenus 2025 des agriculteurs : check-list pour ne passer à côté d’aucun avantage

L’heure a sonné pour les agriculteurs de faire leur déclaration d’impôt relative aux revenus 2025. Pour n'oublier aucun dispositif fiscal intéressant, retrouvez notre check-list des crédits d’impôt et autres déductions fiscales disponibles. 

Travail de bureau pour une agricultrice
Le projet de loi de finances 2026 a notamment élargi la possibilité d’exonération des sommes réintégrées de la déduction pour épargne de précaution à hauteur de 30 % à la constatation d’un aléa économique,
© Réussir

La période de déclaration d'impôt sur les revenus 2025 pour les agriculteurs s’est ouverte le 9 avril et s’étend jusqu’au 28 mai voire 4 juin 2026, selon le lieu de résidence. Retrouvez une liste non exhaustive des dispositifs avantageux (prévus dans le projet de loi de finances 2026) pour les agriculteurs à ne pas rater.

Lire aussi : Le PLF 2026 définitivement adopté : quelles mesures pour les agriculteurs ?

Les crédits d’impôt Bio et HVE prolongés

Le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture bio (pour les exploitations agricoles en micro-BA et réel), reste à 4 500 €, il n’est finalement pas rehaussé à 6 000 € comme l’avait adopté le Sénat. En revanche, il est bien prolongé jusqu’en 2028, contrairement crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles obtenant une certification HVE, de 2 500 € qui, lui, n’a été prorogé que pour 2026. Le ministère de l’Agriculture a précisé que ces crédits d’impôt HVE et bio « seront bien appliqués dès le 1er janvier 2026 en tant que crédits d’impôts et non en tant que réductions d’impôt », malgré la publication tardive du projet de loi de finances 2026. Une régularisation juridique interviendra en projet de loi de finances 2027.

Lire aussi : Comment obtenir le crédit d’impôt bio en 2026 ?

Lire aussi : HVE : comment bénéficier du crédit d’impôt en 2026 ?

Le crédit d’impôt remplacement élargi

Le crédit d’impôt pour remplacement applicable aux exploitants (micro BA ou réel) dont l’activité requiert une présence quotidienne sur l’exploitation agricole, est désormais aussi accessibles aux maires de communes de moins de 1 000 habitants, qui pourront ainsi financer jusqu’à 12 jours de remplacement, au taux de 50 % du fait de leur mandat électif.

Relire aussi : Municipales 2026 : combien de maires sont agriculteurs ? Quel est leur état d’esprit à la veille des élections ?

Le crédit d’impôt mécanisation collective pour la déclaration 2027

À compter de la déclaration 2027 au titre des revenus 2026 seulement (et non de cette déclaration 2026), les exploitants au réel pourront bénéficier d’un crédit d’impôt mécanisation collective équivalent à 7,5 % du montant total de leurs factures de Cuma. Toutefois, ce crédit sera plafonné à 3 000 €, c’est-à-dire pour des dépenses facturées par les Cuma s’élevant à 40 000 €. Pour les Gaec, le seuil de 3 000 € sera multiplié par le nombre d’associés ans sans pouvoir dépasser le plafond 10 000 euros.

Lire aussi : Le crédit d’impôt sur la mécanisation collective ne s’applique pas pour la déclaration de revenus en 2026

La déduction pour épargne de précaution prorogée et élargie

Plusieurs dispositifs fiscaux ont été maintenus dans le projet de loi de finances 2026. Parmi eux, la prorogation de la déduction pour épargne de précaution (DEP), jusqu’aux exercices clos au 31 décembre 2028. Ce dispositif clé de la fiscalité agricole permet de lisser le résultat imposable de l’exploitant en comptabilisant une déduction les bonnes années, sous condition de constituer une épargne comprise entre 50 % et 100 % du montant déduit, et en la réintégrant au cours des moins bonnes années, permettant de bénéficier d’une fiscalité allégée et de mobiliser de l’épargne pour faire face aux différents aléas pouvant survenir sur l’exploitation (grêle par exemple).

La DEP avait déjà été ouverte par la loi de finances pour 2025 à une utilisation dans un contexte, reconnu et indemnisable, d’aléa sanitaire, environnemental, climatique ou de calamité agricole.

Cette possibilité d’exonération des sommes réintégrées à hauteur de 30 % a été élargie par la loi de finances pour 2026 à la constatation d’un aléa économique, apprécié en fonction de la baisse de la valeur ajoutée de l’exploitation (plus de 10 ou 15 % en comparaison aux trois ou quatre exercices précédents), à condition de pouvoir justifier de la souscription d’une assurance récolte.

La valeur ajoutée est définie comme la différence entre (ventes + variations de stock + productions immobilisées + subventions d’exploitation) et (coût d’achat des marchandises + consommations de tiers). Pour bénéficier de cette exonération, deux conditions supplémentaires s’imposent : être couvert par un contrat d’assurance couvrant les pertes de l’exercice, et obtenir une attestation de votre expert-comptable certifiant la réalité de la baisse.

Cette exonération partielle pour aléa économique dispose d’un plafonnement spécifique fixé à 20 000 euros par exercice ; plafond multiplié par le nombre d’associés exploitants en Gaec et en EARL dans la limite de quatre.

Relire : Déduction pour épargne de précaution (DEP) : comment fonctionne le dispositif ?

Régime d’imposition : seuil de passage du micro-BA au réel simplifié et normal

Tous les 3 ans le seuil de passage du micro-BA au réel simplifié est revu. Il a été revalorisé pour la période 2026 à 2028, en passant de 120 000 € HT à 129 200 € HT et celui du régime réel normal de 391 000 € HT à 421 000 € HT. Jusqu'alors, les associés ayant atteint l’âge de la retraite ne pouvaient plus compter pour la détermination de seuil, ils le peuvent désormais.

Lire aussi : Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés : choisir le régime fiscal adapté à sa société agricole

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