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Daniel Tirat, un opposant à la multiplication des labels

Daniel Tirat, directeur général de Bjorg, Bonneterre & Cie de 2014 à 2019.
© E. Soudan

Pendant cinq ans, Daniel Tirat a occupé le poste de directeur général de Bjorg, Bonneterre & Cie. Durant cette période, il a propulsé les trois marques françaises de la société sur le devant de la scène, tant dans les magasins spécialisés qu’en grande distribution. Daniel Tirat considère que les deux modes de distribution ont leur rôle à jouer. « Les innovations sont souvent mieux accueillies et les PME peuvent plus facilement émerger en magasins spécialisés, du fait de la largeur de gamme. Une offre aussi large est impossible en grande distribution. À l’inverse, la grande distribution apporte une pénétration conséquente pour nos marques et participe à la démocratisation des produits bio. » Il considère toutefois qu’il faut rester vigilant sur ce développement, car certains peuvent avoir tendance « à se faciliter la vie en tirant vers le bas le cahier des charges ». « La bio doit faire attention à garder ses spécificités, au risque de dévaloriser son cahier des charges et d’apporter de la confusion dans l’esprit des consommateurs », estime-t-il. « La multiplication des labels par exemple rajoute de la surenchère. Recycler le logo AB est une mauvaise idée. Cela serait habiller les intérêts individuels d’une vertu collective », conclut-il. Désormais à la tête de l’activité fromages AOP du groupe coopératif laitier Sodiaal depuis le 6 mai, Daniel Tirat va relever de nouveau défi.

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