Aller au contenu principal
Font Size

Benoît Soury, monsieur Bio de Carrefour

Benoît Soury, directeur marché bio chez Carrefour.
© N. Gouhier

À 53 ans, Benoît Soury, ancien directeur général de La Vie Claire, est devenu directeur marché bio chez Carrefour en mai 2018. Après avoir commencé sa carrière au service d'un distributeur de confiseries, puis lancé un réseau de franchises pour des produits irlandais, Benoît Soury entre dans l'univers du bio en 1994 en intégrant Distriborg. Il prend en 2001 la direction générale du spécialiste de la distribution des produits bio, La Vie Claire. Ancien élu à la chambre de commerce et d'industrie de Lyon, il a également occupé la présidence de Natexbio (Fédération des transformateurs et distributeurs bio) de 2013 à 2018. Chez Carrefour, il devient l'un des piliers de la stratégie du PDG, Alexandre Bompard, qui veut faire de son groupe le leader de la transition alimentaire. Pour Benoît Soury, le bio français a tout son potentiel. « On peut imaginer passer des 120 euros par personne et par an constatés l’an dernier en France, aux 200 euros des Allemands. Le levier de croissance est donc encore important, et ce, sur les produits secs, les produits frais et les fruits et légumes. Le bio représente 5 % de la consommation alimentaire en France, il y a encore une bonne marge de progression. »

Des filières qualité conventionnelles

Pionnier des partenariats avec le monde agricole avec ses Filières Qualité conventionnelles mises en place il y a plusieurs décennie, Carrefour dispose aujourd’hui de l’appui de 18 000 agriculteurs. Certains de ces partenaires de longue date souhaitent aujourd’hui passer au bio. « Nous les accompagnons dans leur projet d’une nouvelle production biologique. Notre objectif pour 2019 est de proposer à nos clients 20 à 25 nouvelles filières bio, reprend Benoît Soury. Et en 2021, nous envisageons de proposer plus de 10 millions de litres de lait bio à nos clients. » Carrefour soutient la conversion et la production, grâce à des contrats longs sur cinq ans, ainsi que via l'éventuel préfinancement des aides à la conversion versées par l’Europe et l’État.

Les plus lus

Magasin BIO
La filière bio parie sur une dynamique renforcée par la crise du Covid-19
La consommation de produits bio a connu un fort dynamisme lors de la crise du Covid-19. Comment expliquer cette croissance ? Est-…
Le lait bio face au Covid-19 : Quatre laiteries témoignent
Lait
Sodiaal, Lactalis, Agrial-Eurial et Danone témoignent des difficultés et des opportunités liées aux mesures de confinement pour…
Le sucre de betterave bio français connait des débuts prometteurs
Grandes Cultures
Que ce soit chez Tereos ou Cristal Union, le marché du sucre bio confirme son potentiel, avec des surfaces qui progressent…
La Famille Zouari en négociations exclusives pour reprendre Bio c’ Bon
Les Marchés
La Famille Zouari, qui a déjà récemment repris Picard Surgelés, vient d’entrer en négociations exclusives pour prendre une…
Jardin Bio Etic cherche à se différencier
Les Marchés
La marque alimentaire de Léa Nature, anciennement Jardin Bio, poursuit sa stratégie RSE pour répondre à l’essor et à la…
Fertilité des sols : le phosphore, un défi pour la conversion à grande échelle en bio
Grandes Cultures
Plus que l’azote, le phosphore pose question dans les sols des exploitations en agriculture biologique. Il a tendance à diminuer…
Publicité