Les automatismes de régulation de la hauteur de rampe favorisent le confort de travail et la qualité d’application dans les parcelles vallonnées.

La progression des largeurs de rampe des pulvérisateurs implique une contrainte croissante dans le suivi de la hauteur de celle-ci durant les traitements. Dans les parcelles au relief irrégulier, on en vient sans cesse à jouer du correcteur de dévers et de la géométrie variable pour conserver une hauteur acceptable et assurer l’efficacité des buses.

Cette attention portée sur la rampe se fait bien souvent au détriment du débit de chantier et de la gestion de la pulvérisation.Dans ces conditions, un dispositif de régulation automatique de la hauteur de rampe peut se justifier. Celui-ci assure en effet, selon les fournisseurs, le pilotage du relevage, de la correction de dévers et même de la géométrie variable, en fonction d’une mesure en continue de la hauteur de rampe. Cette dernière est réalisée par l’intermédiaire de capteurs ultrasons installés sur la rampe qui détectent la distance les séparant du sol ou de la végétation. Ce principe de fonctionnement est repris par les cinq fournisseurs du marché : le Français Agrotronix, l’Allemand Mueller, le Canadien Norac et les américains Raven et John Deere.

DEUX À CINQ CAPTEURS ULTRASONS

Ce dernier est le seul constructeur de pulvérisateur à disposer de son propre système, les quatre autres étant des spécialistes de l’électronique qui adaptent leur système sur tout type d’appareils et qui collaborent avec certaines marques. Quelques points techniques différencient ces dispositifs. Concernant les capteurs de hauteur, dans tous les cas, chaque demi-rampe en reçoit un. Pour les terrains très accidentés avec des rampes larges, certains proposent en option un deuxième capteur par demi-rampe. Particularité des systèmes Norac et Raven : ils intègrent un troisième capteur sur le cadre central. Selon les systèmes, d’autres capteurs détectent la position du cadre central, facilitant l’analyse du comportement de la suspension de rampe. Dans les commandes hydrauliques, Norac se démarque également en installant son propre bloc de valves électroproportionnelles. Quant à Raven, il propose un dispositif alimentant avec une pression variable les vérins de la géométrie variable, qui fonctionne à l’image d’une suspension hydraulique.

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LA PROGRAMMATION FAIT LA DIFFÉRENCE

Les fonctions de pilotage sont généralement simplifiées.On note la présence de deux modes de détection (sol ou végétation) chez Norac et John Deere, ou encore le relevage automatique de la rampe couplé à l’arrêt de la pulvérisation en bout de champ chez Agrotronix, John Deere… Reste que l’efficacité de ces dispositifs est directement dépendante de la qualité de programmation et de calibrage. « Les paramètres de réglage sont spécifiques à chaque appareil. Et l’automatisme doit pouvoir s’adapter au comportement de la rampe », souligne Bertrand Plessis de chez Norac.

Autre mise en garde du spécialiste, « une suspension de rampe adaptée à la topographie du terrain est le préalable à tout bon fonctionnement de l’automatisme. La régulation n’est pas là pour corriger un défaut de fonctionnement de la suspension, mais bien pour compléter son travail ». Prudence donc avant d’investir dans cet équipement relativement coûteux: 3000 à 9 000 euros selon les fonctions et les constructeurs.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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