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Une dégustation de vin sous hypnose

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La plupart des participants constatent une différence de perception des vins pendant et après hypnose. Crédits : © S. Jullien

Concerts, expositions, pièces de théâtre, cinéma en plein air, soirées poésie ou dansantes, paniers champêtres, massages dans les vignes et depuis peu, séances de dégustation de vin sous hypnose… Les animations du domaine familial La Ferme Saint-Martin, installé à Suzette dans le Vaucluse, sont éclectiques. « J’aime faire venir la culture, explique Sophie Jullien, la propriétaire. Et je suis aussi très curieuse de toutes les formes d’expériences alternatives. Une amie m’a parlé d’hypnothérapie et cela m’a donné envie d’imaginer une formule nouvelle de dégustation à la fois ludique et professionnelle. »

Une séance qui se déroule en quatre étapes

Grâce à une autre amie, Sophie Jullien rencontre Nathalie Bilbeau, sophrologue et praticienne en hypnose qui, de surcroît, a aussi une expérience de comédienne et des talents de conteuse. Le courant passe. Nathalie Bilbeau se dit « novice sur la connaissance des vins » mais elle connaît le langage de la dégustation, et tout ce qui se rapporte aux saveurs en bouche.

Suite à leur rencontre, les deux femmes élaborent le déroulé d’une séance. Sophie Jullien présente d’abord le domaine et les deux vins proposés à la dégustation : un blanc de macération élaboré à 90 % avec le cépage roussanne et un rouge issu de vieilles vignes de 110 ans.

Vient ensuite l’histoire géologique du lieu où l’on titille l’imaginaire de l’assistance en précisant que 40 millions d’années plus tôt le Mont Ventoux, tout proche, était une île. Puis Nathalie Bilbeau prend le relais d’abord pour rassurer son auditoire.

 

 
La séance de dégustation commence par des explications sur le domaine et l'histoire géologique du lieu.
La séance de dégustation commence par des explications sur le domaine et l'histoire géologique du lieu. © C. Gerbod

Un état modifié de conscience pour une première dégustation

« L’hypnose fait souvent peur aux gens car ils craignent de perdre le contrôle. J’explique que l’expérience permet simplement de découvrir ses terres intérieures à travers les sens. Après quoi, je les invite à se laisser partir à bord d’un bateau en quête des deux breuvages. » Lors de ce voyage imaginaire où Nathalie Bilbeau les conduit, l’état de conscience se modifie. Les participants dégustent les deux vins une première fois. Après quoi, à la demande de l’animatrice, ils sont calmement invités à sortir de cet état pour la seconde dégustation.

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Les retours d’expérience sont bluffants. Presque tous les participants témoignent avec enthousiasme de sensations exacerbées lors de la première dégustation, tant sur le plan olfactif que sur le goût et les sensations en bouche. Au point qu’ils ont l’impression d’avoir dégusté deux vins différents.

 

 
Le domaine La Ferme Saint Martin multiplie les initiatives pour faire venir des visiteurs.
Le domaine La Ferme Saint Martin multiplie les initiatives pour faire venir des visiteurs. © C.Gerbod

Proposées à 60 euros la séance avec au maximum 6 à 8 personnes, ces dégustations d’environ 45 minutes sont programmées depuis deux ans une fois par semaine l’été. L’expérience sera très certainement reconduite par la suite.

« Les personnes qui ont testé disent que l’on devrait toujours déguster les vins de cette manière »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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