Transport : Freshfel Europe prône l’usage de solutions multimodales

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Chaque année, près de 50 millions de tonnes de fruits et légumes sont distribués localement dans les pays européens où ils sont cultivés. 29 millions de tonnes sont échangées au sein de L'Union européenne. En outre, celle-ci exporte environ sept millions de tonnes de fruits et légumes et en importe presque le double. Crédits : © Port de Anvers

Cette année, le transport mondial devrait profiter d’une disponibilité accrue de conteneurs et de navires et d’un certain assouplissement des goulots d'étranglement, deux situations qui ont été récurrentes au cours des dernières années. Cependant, selon Freshfel Europe, pour le secteur des fruits et légumes, il reste à optimiser les réseaux de transport.

Un soutien nécessaire du privé et du public

 A l’occasion de son webinaire sur ce thème, Freshfel Europe a souligné que, pour garantir une large distribution de fruits et légumes frais, les réseaux de transport et la disponibilité des conteneurs frigorifiques devaient fonctionner correctement à tous les niveaux : local, national, régional et mondial. « Il est important que les secteurs public et privé soutiennent et investissent dans des réseaux de transport multimodaux et des solutions logistiques durables et abordables, pour que les produits frais atteignent leurs destinations en temps opportun avec une qualité optimale » a souligné l’association.

La filière a appelé à l’utilisation de solutions multimodales et a sécurisé des trajets plus directs vers certaines destinations, notamment l'Asie ou l'Amérique latine. Aujourd'hui, le transport de fruits et légumes de l'Europe vers l'Asie via des hubs de transit peut prendre jusqu'à 40 jours, un trajet qui via une ligne directe pourrait être beaucoup plus court.

 

 

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Cela pourrait éviter de mettre en danger la qualité des produits et augmenter les opportunités commerciales tout en réduisant les émissions. Le secteur des produits frais vise à tirer parti de la gamme d'alternatives de transport disponibles, y compris le transfert modal vers le rail intérieur qui pourrait contribuer à réduire les émissions de CO

Philippe Binard, délégué général de Freshfel Europe, a précisé que « les fruits et légumes frais étant périssables, les perturbations et les retards affectent négativement la qualité et la durée de conservation des produits et augmentent les pertes et le gaspillage alimentaires. Il est essentiel de sécuriser les réseaux et les infrastructures pour la logistique des fruits et légumes et de mieux surveiller la volatilité du marché mondial. Pour une meilleure planification, et pour atténuer la pression en cas de crise, l'utilisation de corridors verts doit être poursuivie pour permettre la priorisation des flux de produits frais ».

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Le contexte économique actuel complique la donne

L'inflation, le manque de camionneurs et la hausse des prix du carburant ont entraîné une augmentation des coûts de la logistique des fruits et légumes frais. Philippe Binard précise :  « des coûts logistiques plus élevés en raison de la rareté des conteneurs et des camions, ainsi que des coûts de carburant plus élevés, ont un impact sur l’accessibilité de la logistique, ce qui entraîne des opportunités commerciales manquées. Couvrir ces coûts supplémentaires est difficile pour le secteur qui travaille avec de faibles marges et exposé aux fortes pressions financières de l'année dernière. Cela sera encore perceptible pendant un certain temps ». Malgré cela, Freshfel Europe note que bien que la situation s'améliore, elle ne s'est pas rétablie et la fiabilité de la rapidité du transport des produits frais est toujours nettement inférieure à celle d'avant la pandémie.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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