Stéphanie Vignier

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Stéphanie Vignier, présidente de l'ODG du selles-sur-cher. Crédits : © Émilie Rencien

À 32 ans, Stéphanie Vignier vient de prendre la présidence du Syndicat de défense et de promotion du fromage selles-sur-cher, succédant à Frédéric Bœuf, dirigeant de la laiterie Les Fromagers de tradition (Triballat Noyal). Ce dernier a souhaité ne pas se représenter pour permettre une bonne représentativité de la filière avec une présidence changeante. Installée en EARL avec sa mère, cette jeune femme s’occupe d’une exploitation à Châtillon-sur-Cher qui produit chaque année pas moins de 200 000 litres de lait pour la production de selles-sur-cher, sainte-maure-de-touraine et de Valençay. Elle s’occupe plus particulièrement de la transformation du lait et de la vente des fromages, à 80 % à Rungis, les 20 % restants se partageant entre la vente directe à la ferme et la commercialisation via les crémiers fromagers de la région. Pour son mandat, Stéphanie Vignier s’est fixé deux priorités : le développement de la notoriété du selles-sur-cher à l’échelle nationale via la communication, d’une part, et le renouvellement des générations en facilitant l’installation des jeunes, d’autre part. Depuis dix ans, les volumes de production de l’AOP ne cessent de progresser pour atteindre 1 031 tonnes en 2016 (soit +3,4 % en moyenne par an). Pour autant, la filière fait face à une diminution constante du nombre de ses éleveurs, due en partie aux nombreux départs en retraite. L’objectif de l’ODG, qui compte actuellement 40 producteurs de lait et 28 producteurs fermiers, est de recruter plus d’une dizaine de producteurs à l’horizon 2018.

Nathalie Marchand

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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