La salers a tenu son challenge national, avec moitié moins d’animaux que prévu. L’occasion de célébrer les remarquables qualités d’adaptation de cette race.

Le contexte sanitaire difficile n’a pas empêché la mise à l’honneur de la Salers parmi les races allaitantes. Dans un challenge national regroupant 36 animaux au lieu de 70, la race à la robe acajou et aux cornes en lyre a eu l’occasion de faire la preuve de ses qualités, à commencer par sa remarquable adaptabilité.

Sur les 200 000 vaches salers recensées en France, environ les trois quarts se situent en Auvergne, le reste se répartissant entre le Grand Est (30 000 vaches) et le Grand Ouest (20 000 vaches). « Elle s’adapte à tous les milieux et toutes les variations de températures » présente Karine Champaix, technicienne à Salers évolution.

Ses 99 % de vêlages faciles, sa productivité numérique de 96 %, ses excellentes aptitudes laitières (prise facile du colostrum, lactation prolongée pour faire des kilos gratuits à l’herbe), ses performances de croissance intéressantes en race pure et en croisement charolais, et sa docilité ont été rappelés. « Le nombre de veaux vendus est le principal facteur de revenu chez les éleveurs salers » rappelle Karine Champaix.

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Les orientations génétiques futures conserveront cette facilité de conduite avec même, en plus, la possibilité d’introduction du gène sans corne, même si les cornes sont « la cerise sur le gâteau » de la race.

Gaétan Férérol, juge venu du Cantal, a désigné comme champions, Pauline, du Gaec van Simmertier, en soulignant son élégance et son bassin très large, et Tino, du Gaec Breuil de Rigier, pour son gabarit exceptionnel, ses bons aplombs et son excellent déplacement.