Saint-Léopardin-d’Augy : du lait au fromage, Adeline Fabre mise sur la transformation

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À la Fabr’ik des Tilleuls à Saint-Léopardin-d'Augy, Adeline Fabre confectionne un bel éventail de fromages. Crédits : © AC
L’élevage caprin d'Adeline Fabre est principalement composé de Saanen et d’Alpines, complété par quelques Poitevines et Massif central. Crédits : © AC

Installée depuis 2008 à la ferme familiale de Saint-Léopardin-d’Augy, Adeline Fabre a progressivement fait évoluer l’exploitation en développant un atelier de transformation. Aujourd’hui, la Fabr’ik des Tilleuls est présente sur divers marchés et vend directement à la ferme.

De l’élevage à la fromagerie

« Au départ, on était quatre associés avec mes parents. En 2016, mes parents sont partis en retraite et, depuis 2022, je suis en charge de la ferme avec un salarié », explique l’éleveuse.

Ses parents élevaient des vaches allaitantes et 120 chèvres. Aujourd’hui, Adeline Fabre conduit un troupeau caprin principalement composé de Saanen et d’Alpines, complété par quelques Poitevines et Massif central. 

Une vingtaine de vaches sont également élevées pour la viande. 

« Je n’ai pas eu de doute quant au fait d’être éleveuse de métier. Je suis née dedans », sourit-elle.

En 2020, l’exploitation franchit une nouvelle étape avec la création d’un atelier de fromagerie. 

« Pour faire un bon fromage, il faut un bon lait. Donc, il faut aussi maîtriser la partie élevage. » 

Une partie du lait est directement dirigée vers la fromagerie après la traite. 

Ferments, petit-lait réutilisé et présure permettent ensuite d’obtenir des fromages lactiques.

 

 

Une large gamme vendue en direct

Bûches, pyramides, crottins, fromages nature ou aromatisés : la gamme est diversifiée. 

Parmi eux, le Saint Léon constitue la véritable signature de la ferme. 

« C’est un fromage que j’ai créé. Il est cendré au milieu et c’est vraiment notre marque de fabrique. C’est celui qui est le plus demandé », explique Adeline Fabre.

La commercialisation repose largement sur les circuits courts. 

La ferme est présente chaque semaine sur plusieurs marchés : Trévol le mardi soir, Moulins La Madeleine le mercredi soir et Magny-Cours le vendredi soir. 

En été, Adeline Fabre se rend également au marché du camping de Bourbon-l’Archambault, sans compter les rendez-vous ponctuels du week-end.

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La ferme travaille également avec des restaurateurs et des points de vente. 

Un partenariat avec Thierry Traiteur, à Yzeure, donne naissance à plusieurs préparations originales : pâté aux pommes de terre au chèvre, briquettes au jambon et fromage de chèvre, ou encore une pompe aux noix et au fromage de chèvre.

 

 

Un métier exigeant, mais une satisfaction quotidienne

Sur l’exploitation, les chèvres sont nourries avec les productions de la ferme. 

« On produit tous nos fourrages sur la ferme. On produit aussi nos céréales, même si on achète le maïs et certains compléments pour les chèvres. »

L’élevage caprin reste au cœur du métier, notamment lors des naissances. 

« C’est une partie très prenante en temps, mais très agréable. C’est là qu’on voit nos futures chevrettes, les premières mises bas. Il y a vraiment un lien spécial avec l’animal », souligne-t-elle.

Puis vient la transformation fromagère, jusqu’au contact avec le consommateur. 

« On voit l’évolution de notre produit, comment on le transforme, et quand on a ensuite les retours des consommateurs, c’est très satisfaisant. »

Adeline Fabre s’appuie aussi sur les réseaux Bienvenue à la ferme et Allier Bourbonnais Savoir-faire pour renforcer sa visibilité et participer à des marchés de producteurs. 

À la ferme, la boutique accueille enfin les clients le samedi et le dimanche matin, de 10 heures à midi. 

Une manière de prolonger, jusque devant l’exploitation, une démarche fondée sur l’élevage, la transformation et la proximité.

« Les marchés permettent de faire des rencontres, de se faire connaître. On retrouve aussi beaucoup de gens qui nous suivent tout au long de l’été sur les marchés de producteurs. »

 

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